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 | Pages de Donum: Les Saints Guérisseurs et protecteurs à invoquer dans chaque maladie suivants le |
Document sans nom
POUR ESPÉRER, SE PROTÉGER, GUÉRIR...
Les Saints Guérisseurs et protecteurs à invoquer dans chaque maladie suivants les villes et les régions
Accouchements heureux Ste Marguerite / St Léonard / Ste Foy
Acné juvénile St Marcoul / St Antoine / St Laurent
Allaitement (bon) Ste Agathe / Ste Marguerite
Angine St Blaise
Aphtes Ste Catherine
Apoplexie Ste Zite / St André / St Wolfgang
Arthrose St Nicolas / St Firmin / St Maur
Asthme St Elric
Bile St Étienne / St Brise
Boîteux St Claude / St Maur / St Gilles
Boutons St Martin / St Laurent / Ste Rita
Brûlure. par les liquides St Jean Porte Latine
Brûlure St Laurent / Ste Foy / St Vincent
Calamités St Fiacre / St Martial / St Médard
Calculs St Étienne / St Fursy/ St Blaise
Calvitie (contre la) Ste Agnés
Cancer St Fiacre / St Gilles / St Érasme
Caries (dentaires) Ste Apolline / St Tugen / St Blaise
Cas désespérés N. D. de Lourdes / Ste Rita / Ste Thérèse de l'Enfant Jésus /
N. D. de la Médaille Miraculeuse
Cataracte Ste Odille / Ste lucie / St Fursy
Cauchemars St Gilles
Cécité Ste Odile / Ste Lucie / St Fursy
Chancres St Fiacre
Cheveux (plus longs) Ste Agnés
Choléra St Roch
Cicatrisation (des plaies) St Roch
Coeur (maladies du) Ste Thérère d'Avilla / St Fursy
Coliques néphrétiques St Étienne / St Fursy
Coliques St Érasme/ St Fursy / St Mamert
Conjonctivite. Ste Lucie / Ste Odile / St Fursy
Constipation St Érasme
Contagions. St Roch
Convulsion des enfants St Silvain / St Gilles / St Julien
Convulsions St Jean-Baptiste / St Vrain /St Valentin
Coqueluche St André / St Blaise
Courbatures St Firmin / St Jacques
Crampes St Firmin / St André / St Maur
Croissance des enfants St Avertin / St Martial / St Eutrope
Dance de Saint Guy St Guy / St Jean-Baptiste
Dartres St Fursy / St Julien / St Antoine
Démangeaisons St Antoine / St Wolfgang
Dents (maux de) Ste Apolline / St Médard / St Blaise
Dents (rages de) St Tugen
Dépressions nerveuses St Pancrace / Ste Odile / St Maur
Dermatoses St Marcoul / St Antoine
Diarrhées St Érasme / St Fiacre / St Fursy
Douleurs (contre les) St Maur / St Loup / Ste Marine
Dysenterie St Érasme / Ste Lucie
Échardes (extraire les) St Jérôme
Écrouelles (scrofules) St Marcoul / St Louis
Empoisonnements St Jean l'Év. / St Benoît / St Amable
Engelures St Genès / St Pancrace
Épanchement de synovie St Roch
Épidémies St Roch / St Antoine / St Sébastien / St Rémy / St Martial / St Julien / N. D. de Lourdes / Ste Thérèse de l'Enfant Jésus / N. D. de la Médaille Miraculeuse
Épilepsie St Valentin / St Jean-Baptiste / St Gilles / St Jean l'Évangéliste
Ergotisme St Martin / St Louis
Érysipèle. St Antoine / St Martin / St Firmin
Estomac (maux de l') St Roch / St Méen / St Timothée
Estropiés St Claude / St Gilles / St Pourçasin
Évanouissements St Valentin
Faiblesse de la vue St Jérôme
Femmes enceintes Ste Anne / Ste Marguerite / St Jean-Baptiste
Fièvres St Médard / St Fursy / St Firmin
Fatulence St Erasme
Flux de sang Ste Véronique / Ste Lucie / St Fiacre
Foie, rate St Brice / St Éloi
Folie St.Médard / St Tugen / St Gilles
Fourmillements St Firmin / St Antoine
Frigidité St André
Fumeur (maladie du) St Claude / St Barthélemy
Furoncles St Firmin / St Antoine / St Sylvain
Gale St Antoine / St Fursy / St Méen
Genoux (maux de) St Roch
Glandes (maladies des) St Côme et Damien
Goitre St Blaise / St Marcoul
Gorge (maux de) St Blaise / St André / St Rémy
Gourme St Côme et Damien / St Méen
Goutte (maladie de la) St Bon / St Maur / St André
Grossesse St Léonard / Ste Anne / Ste Foy
Haleine (bonne) Ste Apolline / St Médard / St Tugen
Hémorragies Ste Lucie / Ste Véronique /St Bernardin
Hémorroïdes St Fiacre / St Alexandre
Hernies St Mamert / St Fursy / St Méen
Herpès St Antoine / St Marcoul / St Martin
Hoquet Ste Blaise
Humeurs St Côme et Damien
Hydropisie St Fursy / St Firmin / St Eutrope
Impuissance St André / St Ennemond / St René
Infirmités St Claude / N. D. de Lourdes / Ste Thérèse de l'Enfant Jésus /
N. D. de la Médaille Miraculeuse
Insomnies St Guy
Intelligence St Avertin
Intestin (douleurs des) St Érasme
Irritation de la peau St Laurent
Jambes lourdes St Antoine / St Fiacre / St Roch
langue (maux de la) Ste Catherine
Lèpre St Sylvestre / St Laurent /Ste Geneviève
Lumbago St Laurent / St Vincent
Mains (Blessures aux) St Gilles
Mal au dos St Firmin / St Laurent / St Maur
Mal des ardents St Martin
Maladies nerveuses St Pancrace / St Barthélemy / St Guy
Maladies contagieuses Ste Lucie / St Roch
Maladies des enfants St Jean-Baptiste
Maladies dites « Incurables» N. D. de Lourdes / Ste Thérèse de l'Enfant Jésus / N. D. de la Médaille Miraculeuse / Ste Rita
Maladies vénériennes Ste Rita / St Fiacre / St Martin
Malnutrition St Martin / St Côme et Damien / St Éloi.
Migraines St Avertin / Ste Catherine / St Pancrace
Morsures de chiens St Tagen / St Hubert / St Denis
Morsures de serpents St Amable / St Pierre
Obésité St Léonard / St Léger
Oedème St Eutrope / St Fursy / St Firmin
Ongles (cassants) St Bénigne / St Érasme
Oreilles (maux d') St Paul / Ste Odile / St Sourd
Oreillons St Paul / Ste Odile / St Sourd
Otites St Paul/ Ste Odile / St Sourd
Paralysis N. D. de Lourdes / Ste Thèrèse de l'Enfant Jésus / N. D. de la Médaille Miraculeuse
Peau (maladie de la) St Antoine / St Fiacre / St Pancrace
Pellicules Ste Agnès
Peste St Antoine/ St Roch/ St Louis
Petite vérole St Martin
Peur St Gilles / St Antoine / St Paul
Phlébite Ste Lucie / Ste Véronique / St Antoine
Pieds (maux de) St Pierre / St Jean l'Év. / St Bénigne
Pieds (Transpiration des) St Pierre / St Jean l'Év. / St Bénigne
Plaies et maladies du visage Ste Marguerite / Ste Rita
Poux (contre les) Ste Agnès / St Méen
Problèmes circulatoires St Fiacre / Ste Lucie / Ste Véronique
Pulmonaires (maladies) St Bernardin / St Louis de Toulouse
Rage St Tugen / St Hubert / St Pierre
Rage de dents St Tugen / Ste Apolline
Règles (retard de) Ste Véronique / Ste Lucie / St Fiacre
Règles douloureuses St Fiacre / Ste Lucie / Ste Véronique
Reins (maux de) St Fursy / St Laurent / St Étienne
Rhumatisme St Firmin / St Maur / St Nicolas
Rhumes St Maur
Rides (atténuer les) St Antoine / St Marcoul / St Méen
Sciatique St Maur
Scorbut St Firmin / St Antoine
Seins (affermissement des) Ste Agathe / St Mamert
Seins (maux de) Ste Agathe
Sinusite St Maur
Spasmes St Érasme / St Jean-Baptiste / St Paul
Stérilité Ste Anne / St Gabriel / St Gilles
Stress St Fiacre / St Eutrope / St Étienne / St Avertin / St Antoine / St Léonard / St Maur / Ste Odile / St Pancrace
Surdité St Paul / St Louis / St Aurélien
Tabagisme St Claude / St Barthélemy
Tete (maux de) St Pancrace / St Avertin / Ste Apolline
Torticolis St André / St Blaise / St Marcoul
Toux St Blaise / St André
Tremblements nerveux St Firmin / St Guy
Tumeurs Ste Agathe / St Érasme / St Méen / N. D. de Lourdes / Ste Thérése de l'Enfant Jésus / N. D. de la Médaille Miraculeuse
Ulcères St Roch / St Éloi / St Érasme
Varices St Antoine / St Fiacre / Ste Lucie
Ventre (maux de) St Mamert / St Érasme / St Agapit
Vertiges St Jean-Baptiste / St Avertin
Vessie (maladie de la) St Liboire / St Blaise
Vomissements St Jean l'Évangéliste
Vue déficiente Ste Odile / Ste Lucie / St Jérôme
Yeux (maladie des) Ste Claire
Yeux (affection des) Ste Lucie / Ste Odile / Ste Claire
Zona St Antoine / St Laurent
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Transmis par medecinetraditionnelleweb le 1 octobre 2009 à 06:17:04 (834 lectures)
(commentaires ? | Pages de Donum | Score: 5)
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 | Pages de Donum: Nouveau statut pour les petits boulots : AUTO-ENTREPRENEUR |
Quelques infos en vrac...
A compter du 1er janvier 2009, l'état propose un nouveau statut de petite entreprise (autant pour récupérer des sous pour les charges sociales que aussi pour offrir un statut légale au micro-activités). Les pré-insriptions pour recevoir la docu et infos se font ici : http://www.lautoentrepreneur.fr/
Le statut d'auto-entrepreneur ou "entrepreneur individuel", est instauré par la Loi de modernisation de l’économie n° 2008-776 du 4 août 2008, Titre 1 chapitre I.
Ce statut s’adresse en particulier aux personnes qui ne veulent pas nécessairement créer une société commerciale pour exercer leur nouvelle activité et souhaitent pouvoir débuter ou arrêter facilement leur activité indépendante. Que vous soyez étudiant, salarié, fonctionnaire, demandeur d'emploi ou retraité etc...
L'auto-entrepreneur disposera d'un numéro de SIREN qui lui permettra de facturer et un une existence légale.
Que faut-il entendre par "petite activité" ?
Toute activité indépendante commerciale ou artisanale exercée en entreprise individuelle, dont le chiffre d'affaires n'excède pas :
80 000 euros HT pour une activité de vente de marchandises, d'objets, d'aliments à emporter ou à consommer sur place, ou de fourniture de logement,
32 000 euros HT pour une autre activité de services.
(Seuils applicables à compter de 2009)
L'activité peut être mixte (vente de marchandises et prestation de services par exemple).
Dans ce cas, le chiffre d'affaires global annuel ne doit pas excéder 80 000 euros et le CA annuel afférent aux activités de services ne doit pas dépasser 32 000 euros.
Quelles sont ces mesures et quand vont-elles entrer en vigueur ?
voir aussi : http://www.auto-entrepreneur.fr/presentation.php
Dispense d'immatriculation (
L'auto-entrepreneur n'aura pas à demander son immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers (RM) s'il exerce une activité commerciale ou artisanale. Une simple déclaration d'activité auprès du CFE compétent sera suffisante pour démarrer l'activité (comme aujourd'hui pour les professions libérales). De la même manière, l'auto-entrepreneur pourra arrêter très facilement son activité par une simple déclaration.Attention ! Cette mesure ne le dispense pas de remplir les conditions légales et/ou réglementaires imposées pour l'exercice de l'activité en question. Connaître la réglementation relative à votre activité
Paiement des cotisations sociales selon les modalités du nouveau régime "micro-social" (Date d'entrée en vigueur : 01/01/09)
L'auto-entrepreneur paiera ses charges sociales en fonction au chiffre d'affaires réellement réalisé (de façon mensuelle ou trimestrielle). Il n'aura donc pas à faire d'avances de cotisations.
Soit Pas de chiffre d'affaires = pas de charges à payer !
Application du régime fiscal de la micro-entreprise et de la franchise de TVA (Mesures existantes)
L'auto-entrepreneur sera obligatoirement soumis au régime fiscal de la micro-entreprise et ne pourra donc pas facturer de TVA (Attention, il ne pourra pas non plus la récupérer…)
Option possible pour le paiement de l'impôt sur le revenu par prélèvement libératoire (Date d'entrée en vigueur : 01/01/09)
En choisissant cette formule, l'auto-entrepreneur pourra payer l'impôt sur le revenu en appliquant un pourcentage sur le CA réalisé pendant le mois ou le trimestre précédent. A noter : cette option lui permettra également de bénéficier d'une exonération de taxe professionnelle l'année de création de l'entreprise et les 2 années suivantes.
Faut-il tenir une comptabilité ?
L'auto-entrepreneur peut ne pas établir de comptes annuels et simplement tenir un livre mentionnant chronologiquement le montant et l’origine des recettes qu’il perçoit au titre de son activité professionnelle. Il tient également, lorsque son commerce principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fournir le logement, un registre récapitulé par année, présentant le détail de ses achats.
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Transmis par medecinetraditionnelleweb le 2 mai 2009 à 10:30:01 (424 lectures)
(commentaires ? | Pages de Donum | Score: 0)
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 | Conférences: L’ostéopathie : une méthode, pas une médecine ! |
Untitled Document
| L’ostéopathie :
une méthode, pas une médecine ! |
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Avec Joël Menkès, de l’Académie nationale de
médecine
L’Académie nationale de médecine et le Conseil national
de l’ordre des médecins sont unanimes : ils condamnent le
décret à venir autorisant les osthéoptahes à
manipuler des patients sans diagnostic et/ou prescription préalable
d’un médecin. Explications l’un des auteurs du rapport,
Joël Menkès.
L’ostéopathie est une discipline qui se propose de diagnostiquer
et de soigner différents troubles, musculaires, osseux ou encore
génito-urinaires en pratiquant des manipulations vertébrales
et parfois crâniennes.
Les ostéopathes la décrivent comme une science, un art et
une philosophie. Pas une médecine.
Née à la fin du XIXe siècle, elle est devenue une
discipline très utilisée en Amérique du Nord, en
Grande-Bretagne.
En France, actuellement on ne compte pas moins de 5000 ostéopathes,
dont la plupart sont médecins généralistes, kinésithérapeutes….
Certains en revanche, n’ont que le titre d’ostéopathe,
sans pour autant avoir eu de formation médicale approfondie…
Un décret devrait entrer en vigueur pour que les ostéopathes
puissent réaliser des manipulations sans prescription médicale
préalable et sans diagnostic…C’est sur ce point que
les médecins se déclarent unanimement contre ce décret.
Pourtant, la discipline est enseignée dans 14 universités
françaises et reconnue depuis des années aux Etats-Unis,
au Canada, en Grande Bretagne...
Joël Menkès nous donne les raisons de la prise de position
des médecins et nous donne l’occasion de faire les distinctions
entre ostéopathe, chiropracteur et rhumatologue...
Le professeur Joël Menkès est ancien chef de service en rhumatologie
à l’hôpital Cochin, professeur émérite
à l’université Paris V, fondateur de OARSI, Association
internationale pour l’étude de l’arthrose.
Pour en savoir plus :
Joël Menkès
Rapport de l’Académie nationale de médecine : première
partie, deuxième partie
Le Conseil consultatif national d’éthique
OARSI, Osteoarthritis Research Society International
Canal Académie est la radio en ligne de l’association
Canal Académie (n° SIREN 48286079800016)
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Transmis par medecinetraditionnelleweb le 5 avril 2008 à 08:07:50 (596 lectures)
(commentaires ? | Conférences | Score: 0)
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 | Conférences: Compléments alimentaires : miracle ou arnaque ? |
Untitled Document
| Compléments alimentaires
: miracle ou arnaque ? |
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Avec Robert Anton, membre de l’Académie de pharmacie
Les compléments alimentaires vous promettent de brûler vos
graisses, de préparer votre peau au soleil ou encore de lutter
contre le stress... Quelle est la part de rêve et de réalité
? Sommes-nous certains des effets positifs sur notre santé ? Réponses
en compagnie de Robert Anton, expert en plantes médicinales, membre
de l’Académie de pharmacie.
Les compléments alimentaires se trouvent aussi bien en supermarché
qu’en pharmacie, parapharmacie et boutiques bio, ce qui entretient
la confusion d’un quelconque effet médicamenteux.
Dans le décret de 1996, les compléments alimentaires étaient
décrits comme devant « pallier une insuffisance réelle
journalière ». En 2006, le décret fut modifié
et devint : « un complément alimentaire correspond à
toute denrée alimentaire, source concentrée de nutriments
ayant un effet nutritif et/ ou physiologique sur le consommateur ».
Ces compléments peuvent donc comprendre de nombreux produits :
des aliments classiques (extrait de carotte)
des nutriments : vitamines et minéraux (vitamine C, calcium...)
des plantes et préparation de plantes comme le fenouil, en excluant
les plantes dont l’usage est strictement médicamenteux ;
tous les produits à but nutritionnel ou physiologique (protéines,
acides gras, anti-oxydants) .
Si les Américains furent les premiers à se convertir aux
compléments alimentaires, les Français suivent depuis peu
: nous sommes en moyenne 1/5 à en consommer régulièrement.
Parmi les effets souhaités : mincir, lutter contre la fatigue,
soulager les effets de la ménopause, préparer la peau au
soleil ou éviter la chute des cheveux…
Complément alimentaires : miracle ou arnaque ?
Pour les scientifiques, ces pilules ont une place limitée dans
la prévention d’affections chroniques (maladies cardio-vasculaires,
cancers), mais ont tout de même un rôle à jouer.
Parmi les effets positifs reconnus par la communauté scientifique
:
L’AFSSA, Agence française de sécurité sanitaire
des aliments, fait très rare, a reconnu l’utilité
de la canneberge pour « diminuer la fixation de certaines bactéries
Escherichia coli sur les parois des voies urinaires, prévenir les
cystites à répétition, notamment chez les femmes
».
l’AFSSA a également reconnu des effets positifs de la lutéine
contribuant à protéger la rétine et le cristallin
de l’oxydation.
Les autres compléments sont du ressort du confort, du bien-être,
plus que de la prévention de maladies :
Pour le manque d’appétit : absinthe, bigaradier, centaurée,
gentiane, ményanthe.
Amélioration du confort digestif : achillée, angélique,
anis vert, aspérule, badiane, camomille romaine, carvi, coriandre,
cumin, fenouil, gaillet, matricaire, mélisse, menthe, verveine.
Amélioration du transit gastro-intestinal : plantes à fibres,
mucilages (mauve, guimauve, graines de lin), gommes (gomme de sterculia,
gomme de guar).
Augmentation de l’effet drainant (en appoint des régimes
amincissants) : certaines plantes à flavonoïdes (artichaut,
bouleau, frêne, griottier, piloselle, sureau noir, tilleul), des
plantes à terpénoïdes (chicorée, fenouil, baie
de genièvre, orthosiphon), pissenlit.
Amélioration du confort circulatoire (notamment pour les jambes
lourdes) : plantes à flavonoïdes (benoîte, bistorte,
hamamélis, noisetier, potentille, ronce, salicaire), à anthocyanes
(cassis, myrtille, vigne rouge), à coumarines (mélilot),
à saponosides (marronnier d’Inde), à tanins.
Tonique et stimulant contre la fatigue : cannelle, églantier, éleuthérocoque,
ginseng, kolatier, maté, guarana, thé.
Troubles associés à la ménopause : soja (soumis à
un groupe d’experts pour une évaluation dont les résultats
sont attendus à l’automne).
La dangerosité de certains compléments alimentaires
Mais tout ce qui est naturel n’est pas forcément bon.
Exemple avec le séneçon. Même utilisée en
quantité faible lors d’hémorragie utérine,
cette petite plante que l’on trouve en prairie, provoque des lésions
hépatiques irréversibles.
De même, avec la germandrée (qui appartient à la famille
du thym, romarin...) utilisée en cas de douleurs abdominales. Retirée
du marché en France, elle reste cependant commercialisée
au Canada.
Quant au kava-kava, racine consommée par les habitants de la Polynésie,
elle peut se révéler également toxique pour le foie.
Ces gélules, considérées comme traitement valable
contre l’anxiété et les insomnies en Europe, ont toutefois
été retirées du marché français.
Bien qu’encore vendu sur Internet pour combattre les effets du
stress, le kava-kava peut provoquer de graves atteintes au foieUne loi
d’harmonisation européenne ?
Actuellement, avec la libre circulation des produits au sein de l’Union
européenne, des gélules provenant de Belgique ou d’Italie,
peuvent atterrir sur le marché français alors qu’elles
sont interdites sur ce territoire.
Ainsi, le rôle du groupe de travail du Conseil de l’Europe
sur les Compléments alimentaires auquel appartient Robert Anton,
consiste à harmoniser les autorisations et les interdications de
mise sur le marché de ce type de produits ; un travail long et
fastidieux, pour mettre d’accord les 27 pays de l’Union, ainsi
que pour actualiser régulièrement la liste des nouveaux
compléments.
Écoutez sans plus tarder les explications détaillées
du professeur en pharmacologie Robert Anton, pour tout savoir sur ces
pilules que vous avalez !
Robert AntonRobert Anton, est professeur à la faculté
de pharmacie de Strasbourg, expert en plantes médicinales et Président
du Groupe de travail ad hoc Compléments alimentaires du Conseil
de l’Europe. Robert Anton est membre de l’Académie
nationale de pharmacie.
En savoir plus sur :
L’AFSSA, Agence française de sécurité sanitaire
des aliments
l’EFSA, European Food Safety Authority (site en anglais)
Le Conseil de l’Europe
L’Académie nationale de pharmacie
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Transmis par medecinetraditionnelleweb le 5 avril 2008 à 07:49:16 (380 lectures)
(commentaires ? | Conférences | Score: 0)
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 | Conférences: Le secret professionnel |
Untitled Document
| Le secret professionnel Conférence
Emission proposée par : Édouard Rossey |
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Par André Damien, membre de l’Académie des sciences
morales et politiques
André Damien, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats
de Versailles et membre de l’Académie des sciences morales
et politiques à la section droit public et jurisprudence, nous
livre ses réflexions sur l’état du secret professionnel
en France.
Vie privée, rapport au travail, à la justice, à
la médecine, à la religion... Le secret professionnel est
omniprésent dans nos préoccupations quotidiennes. Il en
va de même pour le médecin face à son patient, pour
l’avocat face à son client, pour le prêtre face à
son pénitent. Où en est le secret profesionnel aujourd’hui
en France ?
Le secret professionnel est un être hybride : voir comment il s’est
constitué et institué - avec le prêtre, le médecin,
l’avocat - aide à comprendre ses enjeux aujourd’hui.
Si ses origines sont bâtardes, il n’en a pas moins mérité
les lettres de noblesse qu’on lui a conférées peu
à peu.
Le secret professionnel est aussi ancien que l’humanité.
Il tire ses origines dans la Grèce antique qui inventa le secret
médical (c’est le fameux serment d’Hypocrate). Seul
secret professionnel qui figure dans le Code pénal mais qui aujourd’hui
subit de plus en plus d’atteintes : les maladies à déclaration
telles que la scarlatine ou la grippe.
La notion de secret est aboli lors de la Révolution car perçu
comme un complot contre les révolutionnaires. Mais le Code pénal
de 1810 va reprendre le secret professionnel qui est alors respecté.
Il va être étendu à d’autres domaines par les
grandes traditions bourgeoises.
Le rapport que nous entretenons avec le secret est un des faits qui transcrit
le mieux l’évolution des mentalités et des sociétés.
Il reflète avec une extrême précision l’idée
que l’on se fait de l’homme.
Le respect du secret individuel est lié aux progrès des
droits de l’homme dont l’habeas corpus est un des moments
essentiels. Pourtant la part du secret des hommes dans nos sociétés
est comme une peau de chagrin : d’évènement en évènement,
elle se restreint. L’homme est de plus en plus contraint à
dévoiler les secrets qu’il garde, les barrières du
secret professionnel s’amenuisent pour des raisons sociales et sécuritaires.
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Transmis par medecinetraditionnelleweb le 5 avril 2008 à 06:34:39 (395 lectures)
(commentaires ? | Conférences | Score: 0)
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 | Pages de Donum: Enquête sur le don de Guérir Le Guérisseur et la Loi |
Untitled Document
Enquête sur le don
de Guérir Le Guérisseur et la Loi |
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La Belgique et le Luxembourg connaissent une situation analogue à
celle de la France, la pratique de la médecine étant exclusivement
réservée aux médecins.
En Italie, aucune médecine alternative n’est reconnue et
ne peut même pas être exercée par un médecin
sous peine de poursuite pour exercice abusif de la profession médicale.
Cependant, il existe une certaine tolérance, non officielle,
concernant les guérisseurs, masseurs, et ceux qui pratiquent
les médecines orientales.
Les autres pays d’Europe, dont l’Espagne, ne disposent
d’aucune législation réglementant l’exercice
des médecines alternatives et la profession de magnétiseur.
En Chine, il existe une parfaite entente entre la médecine occidentale
moderne et la médecine traditionnelle. Le patient est parfaitement
libre de choisir la médecine qu’il préfère.
En Afrique, comme en Amérique latine où la médecine
occidentale semblait assez implantée pour faire peu à
peu disparaître les médecines traditionnelles, l’OMS
(Organisation mondiale de la Santé) a lancé depuis 1976
un programme d’études sur l’efficacité des
remèdes traditionnels, moins onéreux et plus faciles à
se procurer dans les villages reculés.
L’Inde pratique la même politique mécicale que la
Chine et les facultés
enseignent pareillement la médecine occidentale avec ses techniques
de pointe, et les médecines traditionnelles, nombreuses et variées.
L’Académie des sciences de Moscou s’intéresse
particulièrement au biomagnétisme et à la radiesthésie,
pratiqués officiellement, comme c’est le cas en Roumanie.
Leurs recherches sur ces sujets sont, sans doute, les plus avancées
du monde.
Quant aux Etats-Unis, la loi varie selon les Etats. Mais ils ont été
parmi les premiers à vulgariser les médecines douces ou
alternatives qui cohabitent avec les médecines traditionnelles
des populations noires, mexicaines ou indiennes.
A New-York, une école forme des infirmières au biomagnétisme.
Le Souhait de l’OMS
L’OMS a émis le souhait de voir se développer le nombre
de guérisseurs dans le tiers monde. En 1974, devant cent quarante
ministres de la santé du monde entier réunis à Genève,
le médecin suédois Hafdan Malher demandait la réhabilitation
des guérisseurs et leur « récupération médicale
» dans les pays sous-développés. Il déclarait,
à l’occasion du vingt-septième congrès de l’OMS
: « Les Professionnels de la santé ont beaucoup à
apprendre des guérisseurs, en ce qui concerne la pratique de la
psychothérapie, leur approche de la maladie ainsi que de la probité
et de l’humilité avec laquelle ils considèrent leur
rôle dans la communauté. »
Tout cela nous démontre l’étendue de notre retard
en ce domaine par rapport à d’autres pays. Mais l’attitude
de l’OMS, très favorable au magnétisme curatif, est
loin d’être partagée par le milieu médical français
qui considère le magnétisme comme une vaste fumisterie,
la plupart du temps sans avoir étudié le moindre dossier.
Certes, quelques médecins reconnaissent les vertus du magnétisme,
mais ils sont très minoritaires. Cependant, les procès intentés
à l’encontre des guérisseurs particulièrement
nombreux au cours des années soixante, se sont faits de plus en
plus rares ces dernières années. Mais la diminution des
procès a correspondu avec un accroissement de la pression fiscale.
En somme, l’Etat se fait le complice de l’exercice illégal
de la médecine puisqu’il prélève une grosse
partie du chiffre d’affaires de ceux qui pratiquent cet exercice.
Il faut souligner, en effet, que tout guérisseur est soumis à
l’impôt sur les bénéfices non commerciaux, à
la TVA sur le montant de son chiffre d’affaires et à la taxe
professionnelle, en plus, bien entendu, des impôts sur le revenu.
Il doit en outre payer des cotisations à l’URSSAF ainsi qu’au
régime de Retraite vieillesse, au régime d’Assurance
maladie maternité des travailleurs non salariés, et une
contribution pour la formation continue.
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Le guérisseur est donc un citoyen contraint à l’illégalité
professionnelle, mais qui paie légalement beaucoup d’impôts,
directs ou indirects, sur les revenus de cette activité illégale.
Cette hypocrisie est d’autant plus regrettable que de plus en
plus de gens se tournent vers les médecines naturelles et guérisseurs.
D’après un sondage réalisé en mars 1992 par
l’IFOP, 59 % des Français souhaitent une cohabitation entre
la médecine officielle et les guérisseurs. Le même
sondage révélait que 22 % des Français avaient
déjà eu recours à des guérisseurs et que
17 % de ceux qui n’avaient pas encore eu recours à leurs
services étaient tentés de le faire.
Un article paru dans Le Monde du 17 février 1993 donnait les
résultats de deux sondages effectués à cinq ans
d’intervalle. En 1988, 47 % des gens interrogés répondaient
« oui » à la question : « Croyez-vous que nos
maux peuvent être soulagés par l’imposition des mains
ou le magnétisme ? » La même question, posée
en 1993, recueillait 55 % de « OUI ».
Ce pourcentage est ainsi loin d’être négligeable
; il est cependant ignoré dans un pays qui se dit démocratique.
Cet engouement pour les médecines douces ou alternatives est
sans doute dû à l’absurdité d’un système
qui proclame que notre organisation de Sécurité Sociale
est « la meilleure du monde » et qui favorise la surenchère
des consultations, la dépendance médicale et la sur-consommation
de médicaments, source d’une nouvelle maladie, la maladie
dite « iatrogène », c’est à dire engendrée
par le médicament.
Dans un remarquable ouvrage paru aux Editions du Seuil il y a près
de vingt ans, La Némésis médicale, le philosophe
et historein Ivan Illich dénonçait la possible diminution
de la santé des hommes par le développement morbide de
l’institution médicale dont il distinguait trois niveaux
:
- l’inefficacité globale et le danger de la médecine
coûteuse ;
- la perte de la capacité personnelle de s’adapter à
son environnement et de refuser des environnements intolérables
;
- le mythe selon lequel la suppression de la douleur, du handicap et
le recul indéfini de la mort sont des objectifs désirables
et réalisables grâce au développement sans limite
du système médical – mythe qui compromet la capacité
autonome des hommes de faire face justement à la douleur, à
l’infirmité et à la mort en leur donnant un sens.
En résumé, pour Yvan Illich, lorsque leur développement
dépassait certains seuils critiques, les grands services institutionnalisés
devenaient les
principaux obstacles à la réalisation des objectifs qu’ils
visaient. La France détient le record du monde de consommation
de médicaments. Environ huit mille médicaments sont en
vente dans les pharmacies, alors que l’OMS estime que seulement
deux cent cinquante principes actifs sont utiles à la santé.
Pourquoi cette énorme différence ? Les laboratoires comme
les médecins se taisent. Trop d’intérêts sont-ils
en jeu ?
Notre médecine moderne a accompli des miracles. Elle a fait
régresser ou même disparaître de nombreuses épidémies
qui, autrefois, décimaient les populations. La chirurgie réalise
des performances spectaculaires, inimaginables il y a à peine
quelques décennies.
Mais cette médecine si compétente se révèle
incapable de guérir des maladies telles que le zona ou l’asthme,
qui ne résistent pas longtemps aux traitements des magnétiseurs,
ainsi que d’autres maux, considérés comme bénins,
mais qui restent très gênants pour ceux qui les subissent.
Devant ce constat, il est urgent de trier le bon grain de l’ivraie,
autrement dit, de distinguer les « VRAIS » guérisseurs
des charlatans.
…/…
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Transmis par medecinetraditionnelleweb le 7 mars 2006 à 12:08:09 (3524 lectures)
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 | Pages de Donum: L’Intérêt médical de l’aromathérapie |
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L’Intérêt
médical de l’aromathérapie |
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L’aromathérapie,
ou l’utilisation des huiles essentielles pour le traitement
des maladies et le développement du bien-être, repose
à la fois sur la connaissance traditionnelle des plantes aromatiques
et de leurs essences, et sur les résultats de la recherche scientifique
à la fois botanique et médicale, c’est dire qu’elle
est un pont entre les anciens et les modernes.
L’intérêt médical aujourd’hui des huiles
essentielles est double :
- par leur parfum, elles agissent sur la muqueuse olfactive connectée
au cerveau dit « limbique », notre cerveau émotionnel,
et à travers lui aux structures qui régissent notre comportement
externe (néocortex) et interne (hypothalamus/hypophyse) qui contrôlent
nos glandes endocrines et nos métabolismes.
- Par leurs composants moléculaires, elles possèdent des
propriétés pharmacologiques qui justifient leur utilisation
thérapeutique symptomatique.
Pour obtenir les effets thérapeutiques attendus et non des effets
secondaires,quelque-fois sérieux, il est important de bien choisir
ses huiles essentielles et donc d’exiger un minimum de critères
qualitatifs indispensables que l’on doit retrouver sur les étiquettes
:
- la dénomination de l’espèce botanique et de la variété
de la plante
distillée selon l’usage de la Nomenclature Binomiale Internationale
(Rosmarinus officinalis et non romarin)
- l’origine géographique de la plante aromatique
- le mode de culture et de récolte de la plante ainsi que le stade
de développement de la plante au moment de sa récolte dans
la mesure où ces notions peuvent être connues
- la partie de la plante qui a été distillée (feuilles,
écorce, fleurs, plante entière, etc)
- la spécificité biochimique ou le chémotype de l’HE
(Rosmarinus officinalis cinéole)
Cet article s’articule autour de deux parties
:
- l’activité olfactive des huiles essentielles : les implications
anatomiques de l’odeur et leurs applications thérapeutiques
comportementales abordées à travers deux exemples.
- Les activités pharmacologiques des huiles essentielles et quelques
exemples d’application.
I) ACTIVITE OLFACTIVE DES HUILES ESSENTIELLES
Nous aborderons successivement les structures anatomiques
impliquées par le signal de l’odeur et les applications thérapeutiques
comportementales.
A. Structures anatomiques impliquées (dont le
système limbique) par le signal
olfactif.
a) Le système limbique, structure complexe constituée
du télencéphale et du diencéphale, joue ici un rôle
central.
Parmi les principales composantes anatomiques du système limbique
citons le corps amygdalien, l’hippocampe, les corps mamillaires,
la région septale, le gyrus cingulaire, le cingulum, l’insula
et le gyrus parahippocampique. Leur influence sur notre comportement est
bien étudiée par les physiologistes du cerveau, le lecteur
se reportera aux travaux spécialisés. La description anatomique
des circuits nerveux empruntés par le signal olfactif confrontée
aux résultats de la physiologie montre que l’odeur est intimement
liée au cerveau limbique, notre cerveau émotionnel. A travers
lui, les émotions influent directement notre comportement. Sans
entrer dans de plus amples détails anatomiques ce qui serait fastidieux
ici, il faut savoir que les structures limbiques sont connectées
par :
- l’intermédiaire du thalamus, au néocortex
et influencent ainsi le comportement conceptuel et les attitudes extérieures
- l’intermédiaire de l’hypothalamus, à l’hypophyse
et à l’ensemble des glandes endocrines. Les glandes endocrines
influencent elles-mêmes le comportement biologique des tissus.
Le sommeil, la vigilance, l’attention, le degré
d’excitation, la rage ou la docilité sont autant de comportements
modulés par les signaux issus du système limbique, lui-même
sous l’influence des odeurs.
Tout ce qui précède est intéressant
pour guider l’utilisation des huiles essentielles à des fins
thérapeutiques, les huiles essentielles par leur odeur spécifique,
influencent le comportement émotionnel de l’individu.
b) L’affinité odeurs/individus
ou les applications thérapeutiques de l’odeur.
Au sein de toutes les structures cérébrales concernées
par le signal olfactif, nous devons insister sur l’influence de
l’hippocampe. Cette structure est en effet la mémoire des
émotions ressenties lorsque l’on perçoit une odeur
pour la première fois. En conséquence, lorsque l’on
perçoit une odeur, celle-ci est automatiquement associé
à l’émotion ressentie la première fois, c’est
pourquoi, on aime ou on n’aime pas une odeur selon qu’elle
a été associée à une émotion agréable
ou pas. Bien sûr le souvenir exact de l’émotion n’est
pas conscient, mais l’émotion reste puisque on n’aime
pas ou on aime cette odeur.
Lorsque l’on fait sentir un parfum à quelqu’un, la
personne commence par apprécier ou par détester cette odeur.
Le fait aussi que le signal olfactif soit connecté directement
au cerveau limbique émotionnel et non au néocortex, explique
que nous n’analysons pas l’odeur d’emblée mais
qu’immédiatement nous apprécions ou pas cette odeur.
Le parfum déclenche une première réaction positive,
on aime, ou alors négative, on déteste. Sentez un vin, vous
aimez ou pas d’emblée avant de vous dire que vous isolez
l’odeur de litchi, de vanille, de fruits rouges etc. Souvent même,
il nous est impossible de décomposer le parfum mais pourtant on
apprécie ou pas. Ce n’est pas une question de logique mais
d’émotion, c’est limbique et non néocortical
!
Allons plus loin encore, si l’odeur est liée
aux souvenirs émotionnels engrammés, cela signifie que l’émotion
déclenchée par le parfum est liée à notre
histoire, à notre vécu. Si nous élargissons encore
le champ de cette réflexion, le parfum devient un fait culturel
lié au vécu, à l’Histoire des groupes sociologiques
d’individus et de sociétés entières.
Il n’est pas choquant de constater que chaque parfum
est lié à une réactivité émotionnelle
particulière, est en affinité avec une personnalité
spécifique (le mot personnalité est pris ici au sens étymologique
du terme, au sens de personna, le masque que portaient les acteurs grecs
pour jouer leur rôle). La personnalité est bien ce maque
que nous utilisons tous pour nous exprimer face aux autres.
Il y aura donc des affinités entre les parfums et les personnalités,
entre les parfums et la pâte humaine, la comédie humaine.
Cette affinité particulière entre un parfum et un mode réactionnel
nous permet de choisir judicieusement une huile essentielle parmi une
dizaine d’autres possibles pour aider une personne donnée
à gérer ses points faibles. Pour mieux comprendre, prenons
quelques exemples.
B. Deux exemples d’utilisation thérapeutique
des huiles essentielles
a) L’huile essentielle de Lavandula
vera
Son monde réactionnel : Essence de la mère, de la tendresse,
du don de soi. Elle convient bien aux jeunes enfants perturbés.
Elle est indiquée pour les enfants de mauvaise humeur au réveil
qui dorment en position fœtale et la tête collée sur
la paroi du lit : ils ont besoin de retrouver le ventre de leur mère,
ils ne se sentent pas protégés.
Comment l’utiliser ? Prenez une goutte de Lavandula
vera dans un peu d’huile d’amande douce ou de noisette et
frictionnez doucement le plexus solaire, le pourtour du nombril (lien
avec la mère), la plante des pieds et la nuque pendant trois minutes
avec beaucoup de tendresse. L’enfant va se détendre et se
réveillera de meilleure humeur.
Pour les toux quinteuses : quelques gouttes de Lavandula verra et de Cinnamomum
camphora appliquées doucement sur le dos.
b) L’huile essentielle de Citrus aurantium
feuilles
Son monde réactionnel : le personnage en affinité avec Citrus
aurantium feuilles est généralement une femme de la quarantaine
qui vit un grand changement dans son existence, son affectif est exacerbé
et elle a un grand besoin d’amour. Elle est souvent divorcée
et vit alors seule avec un sentiment d’abandon : son époux
l’a abandonnée et ses enfants sont partis faire leur vie,
aucun de ses investissements affectifs ne la paie de retour, d’où
son amertume. Sa souffrance et son hypersensibilité la troublent
au point qu’elle devient ambivalente dans ses désirs et fluctuante
dans ses humeurs.
Elle ne supporte plus la vie qu’elle a mené jusqu’à
présent, elle voudrait changer mais elle a peur de changer. Elle
présente des troubles de la communication et s’isole car
elle est devenue lunatique, un jour ça va, un jour, elle pleure.
Elle présente des problèmes respiratoires, des problèmes
circulatoires, de cycles. Cette personne troublée et déstabilisée
va essayer de se reconstruire par un engagement professionnel trop absolu.
Elle en fait trop, se fatigue, devient odieuse et exacerbe ses problèmes
de communication avec les autres.
Ses points forts : elle recherche un Amour vrai et la stabilité
affective. Elle est sérieuse professionnellement et même
dévouée, elle est souvent infirmière ou dans une
profession sociale…
Ses points faibles : elle est trop impliquée dans sa souffrance
d’où son amertume. Elle peut avoir des tendances suicidaires
portes ultimes d’appel au secours.
Comment l’utiliser ? Prenez quelques gouttes d’HE
et massez-vous le plexus solaire ainsi que la ligne médiane du
sternum de l’appendice xiphoïde vers le cou pour les problèmes
émotionnels. Avec quelques gouttes d’HE, se masser le bas
du dos et le bas du ventre pour les problèmes de cycle.
II) ACTIVITE PHARMACOLOGIQUE DES HUILES ESSENTIELLES
ET QUELQUES EXEMPLES D ‘ APPLICATION
a) Composition des huiles essentielles et distillation.
Les huiles essentielles agissent aussi par l’intermédiaire
de leurs composants, des molécules terpéniques faites d’un
squelette d’atomes de carbone et d’hydrogène sur lequel
sont branchés des groupements biochimiques (phénols, alcools,
etc…) qui influent directement sur leurs propriété
pharmacologiques.
Elles sont obtenues par distillation à la vapeur d’eau de
plantes aromatiques, procédé à la fois le plus ancien
et celui qui reste le mieux adapté à l’extraction
des essences. Il faut une « bonne » distillation. Les installations
industrielles utilisent des chaudières puissantes pour fournir
suffisamment de vapeur pour une distillation rapide, rentable.
La distillation traditionnelle ne fait pas appel à une chaudière
mais à un foyer alimenté par des rondins, ce qui permet
d’obtenir des huiles essentielles d’une qualité bien
supérieure ; grâce à une distillation plus lente,
il est possible d’extraire une plus grande quantité de molécules
plus lourdes anti-inflammatoires et hormono-régulatrices.
Les composants de l’huile essentielle sont identifiés par
une chromatographie, moyen d’analyse biochimique ici indispensable
pour :
- détecter les mélanges frauduleux et les produits de qualité
médiocre,
- attester qu’une huile est vraiment de qualité thérapeutique,
- prévoir ou confirmer ses propriétés pharmacologiques.
Par exemple, l’Eucalyptus citriodora, majoritairement composé
d’aldéhydes, est donc une huile essentielle anti-inflammatoire
dont on peut aussi prévoir sa dermocausticité due précisément
à la présence de ces aldéhydes.
La connaissance des composants moléculaires d’une
huile essentielle permet de déduire les propriétés
pharmacologiques de celle-ci. Prenons quelques exemples.
b) Propriétés pharmacologiques
de quelques familles biochimiques présentes dans les huiles essentielles
Aldéhydes : Les aldéhydes
sont des molécules anti-inflammatoires. Les HE à forte teneur
en aldéhydes, tout en étant anti-inflammatoires, sont à
utiliser avec précaution car elles peuvent être irritantes
utilisées pures sur la peau. C’est le cas de l’HE d’Eucalyptus
citriodora déjà cité.
Exemple : citronellal, gtéranial, néral.
Ethers : Comme les esters, les éthers
sont des molécules dotées de propriétés antispasmodiques
et relaxantes. Leur activité est nettement plus puissante que celle
des esters sur la musculature lisse. Elles possèdent par ailleurs
des propriétés sédatives sur le système nerveux
central.
Exemple : méthylchavicol.
Monoterpènes: Ces molécules
de 10 atomes de Carbonne sont les plus répandues dans le monde
des HE. Leurs propriétés pharmacologiques sont multiples
:
- en diffusion atmosphérique, les monoterpènes deviennent
antiseptiques.
- certaines d’entre elles possèdent des propriétés
antalgiques (pcymène), anticancéreuses (limonène).
Dans leur ensemble, ces molécules contribuent à la restructuration
du tissu conjonctif.
Utilisées pures sur la peau, les HE contenant une forte concentration
en monoterpènes provoquent un phénomène d’irritation.
Il faut les diluer dans une huile végétale de qualité
et les associer avec des HE qui tempèrent l’agressivité
des monoterpènes.
Exemple : paracynène, pinène, limonène.
Phénols : Ce sont des anti-infectieux
puissants et polyvalents à la fois antibactériens, antiviraux,
antifongiques et immunostimulants. Les HE phénolés ne doivent
pas être appliquées pures sur la peau, les muqueuses et les
yeux, car elles provoquent des irritations sévères. Leur
utilisation au sein d’un complexe oral doit être prudente
pour bénéficier des propriétés anti-infectieuses
sans induire d’effets toxiques. Exemple : thymol, eugénol.
c) Application de ces notions sur quelques huiles
essentielles
Prenons maintenant l’exemple d’huile utile
: Cinnamomum zeylanicum écorce. Le texte qui suit est tiré
du livret « L’aromathérapie au service de votre confort
» du Dr GOEB éditions LRK 2005 Suisse.
Cannelle Cinnamomul zeylanicum (écorce)
Biochimie : aldéhyde cinnamique, acétate de cinnamyle, eugénol
Famille : lauracées
Origine : Ceylan, Madagascar, Océan indien
Clés thérapeutiques
L’huile essentielle de Cannelle écorce est
un bon stimulant général utile aux personne fatiguées
physiquement et moralement.
L’aromathérapeute utilise cette huile essentielle pour ses
propriétés
- digestives. Cinnamomum zeylanicum active la motricité gastro-intestinale
et régularise la flore intestinale. Elle est indiquée en
cas de constipation et pour stériliser des foyers intestinaux mycosiques
ou bactériens, en particulier colibacillaires.
- urinaires. Cinnamomum zeylanicum est un bon antiseptique urinaire utile
en cas de colibacillose récidivante associée à d’autres
huiles essentielles phénolées
- toniques musculaires. Elle améliore le rendement du travail musculaire,
augmente les performances sportives et permet une récupération
sans crampe.
Voie orale : +++ Par la peau : + Diffusion : +
Quelques Applications
Tonique sportif externe
6 gouttes + 3 gouttes d’Eugenia caryophyllata + 2 gouttes de Rosmarinus
off cinéole dans 5 ml d’huile végétale de Macadamia.
Appliquer cette lotion avant et après l’effort.
Début de grippe
1 goutte + 1 goutte de thymus vulgaris à linalol + 1 goutte d’Eugenia
cayophyllata, trois fois par jour, sur un petit morceau de sucre ou dans
du miel
Constipation, intestin irritable
1 goutte + 2 gouttes de Citrus limonum + 1 goutte d’Eugenia caryophyllata
après chaque repas sur un petit morceau de sucre ou dans du miel.
Observations
Le Cannelier de Ceylan est un arbre de 2 à 5 mètres
de haut dont les feuilles caractéristiques présentent 3
nervures. La distillation de son écorce donne l’huile essentielle
étudiée ici, bien différente de celle obtenue de
la distillation de ses feuilles riche en eugénol dont le parfum
évoque l’huile essentielle d’Eugenia caryophyllata.
Ne pas confondre cette huile essentielle avec celle de Cinnamomum cassia
extraite du Cannelier de Chine. Elle contient davantage d’aldéhydes
cinnamiques (75-85 %) et 2 à 3 % de coumarine.
L’huile essentielle de Cannelle écorce est puissante, ne
pas l’utiliser en trop fortes quantités et trop longtemps.
Ne pas en donner aux enfants sauf avis du spécialiste.
III) CONCLUSION DE L’ARTICLE
Les huiles essentielles sont des outils thérapeutiques
holistiques étant donné qu’ils permettent d’aider
la personne affaiblie en prenant en compte à la fois son mental,
son affectif et son corps.
N’utiliser les huiles essentielles que pour des traitements symptomatiques
consisterait à les abaisser au rang des médicaments chimiques
(ce qui serait les trahir) et le thérapeute se priverait ainsi
de leurs efficacités (ce qui serait une preuve d’ignorance).
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Transmis par medecinetraditionnelleweb le 7 mars 2006 à 11:18:21 (540 lectures)
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 | Pages de Donum: La Voyance et les Scientifiques, par le Professeur Yves LIGNON. |
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La Voyance et les Scientifiques,
par le Professeur Yves LIGNON. |
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Le Professeur
Yves Lignon était accompagné pour cette réunion par :
Madame Yolande DECHATELET,
voyante ainsi que Monsieur Jocelyn MORISSON
journaliste et auteur du livre : « La Voyante et les Scientifiques
».
Monsieur Lignon fait l’historique
de la voyance. Son existence est très ancienne (Roi de Troie) ;
chez les Grecs, la voyance était une institution. Les prêtres
vénéraient Apollon, dieu de la lumière et de la divination
qui avait un sanctuaire et un oracle (Pythie). Monsieur Lignon relate
les 10 ans d’expériences en compagnie de Madame Dechâtelet.
Monsieur Morisson intervient sur sa recherche
de documentation, nécessaire à la réalisation de
son livre (radio, télévision, travaux de Mr Lignon, parcours
et manière de travailler de Madame Dechâtelet). Il évoque
les expériences sous hypnose de Madame Dechâtelet avec le
Dr Baux. Il pense que la vo????4?yance est liée à un état
modifié de conscience, de perception extrasensorielle. Il parle
:
- des forces psychiques de l’inconscient
chez l’individu.
- des effets différents du hasard, difficiles à accepter
par les scientifiques.
- des chercheurs Américains, se penchant sur l’inconscient
collectif.
La première voyance de Madame Dechâtelet
: « Une odeur de bois brûlé ».
Après avoir fait ses courses, en
rentrant chez elle, tout sentait le bois brûlé. Son mari,
en déplacement professionnel en Norvège, avait été
obligé d’évacuer son hôtel ravagé par
un incendie.
C’est par Monsieur Rémy Chauvin que Madame Dechâtelet
a été dirigée vers Mr Yves Lignon. De cette rencontre
a commencé une décennie d’expériences.
La voyance liée à l’odeur est unique.
Madame Dechâtelet, raconte quelques
anecdotes liées à ses voyances, et explique sa manière
de pratiquer. Un verre de cristal rempli d’eau est posé entre
des livres, une bougie placée derrière le verre. Un linge
(donné par sa mère) est posé sur les livres en guise
d’écran. C’est sur ce linge que lui apparaissent des
visages ou des images.
Elle raconte sa vision des dramatiques
événements de Colombie. Au cours de sa voyance, elle voit
des explosions, des éboulements (très volumineux) et la
vision d’une fillette qui se noie avec l’impression que tout
le monde la regarde. Cet événement dramatique a été
retransmis par les télévisions dans le monde entier.
L’assemblée a été
captivée par tous ces récits, suivis d’un échange
passionné avec les intervenants.
Nous remercions vivement Monsieur Yves
LIGNON, Madame DECHATELET, et Monsieur MORISSON, pour leur gentillesse,
leur disponibilité à répondre aux nombreuses questions
posées par l’assemblée. Un grand MERCI pour leur prestation
gracieuse et amicale lors de cette réunion régionale, qui
fut un grand succès.
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Cr COMPTES
RENDUS DES REUNIONS 2005Le
Secrétaire
Jean-Louis ESTEBAN. |
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Transmis par medecinetraditionnelleweb le 7 mars 2006 à 10:48:02 (1340 lectures)
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 | Pages de Donum: ANTIBIOTIQUES... ATTENTION GRAND DANGER! |
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ANTIBIOTIQUES, ÉLEVAGES
INDUSTRIELS ET OGM
L'utilisation abusive des antibiotiques tant au point
de vue médical (l'arrivée de la pénicilline a eu
pour effet au bout de quelques années et dans certains cas d'oublier
les précautions élémentaires d'aseptie, l'arrivée
d'un grand nombre de nouveaux antibiotiques a aboutit à leur utilisation
massive souvent inappropriée) qu'au point de vue de l'élevage
de grande concentration d'animaux ( prévention des maladies et
augmentation de la croissance) a favorisé la résistance
des bactéries à ces antibiotiques. Aujourd'hui nous n'avons
plus de produits pour soigner les cas graves. Des jeunes de 18 ans sont
décédés à RENNES et NANTES de septicémie
en 48 heures sans traitement suffisamment efficace.
Les antibiotiques, c'est quoi?
Il s'agit d'une catégorie de médicaments
dont le rôle essentiel est la lutte contre les maladies infectieuses
dues à des microbes. Pasteur eu le premier, vers 1880, l'intuition
que la vie pouvait combattre la vie en observant qu'il était impossible
de développer en même temps dans le même milieu un
bacille ( Bacillus subtilis) et une bactérie responsable du charbon
(Bacillus anthracis). Ernest DUCHENE à LYON en 1897 et Alexander
FLEMING en 1929 signalèrent qu'il avaient mis en évidence
les propriétés antibiotiques d'une moisissure le pénicillium.
Ce n'est qu'en 1941 que les premiers essais de la pénicilline furent
effectués sur l'homme. La puissance industrielle des Etats Unis
permit au Dr Howard FOREY qui y avait émigré, de développer
rapidement une production importante du premier antibiotique actif. Dès
la fin de la guerre de nouveaux antibiotiques virent le jour.
Les antibiotiques sont des substances généralement
produites par des microorganismes vivants, que l'on introduit dans un
organisme malade pour combattre les germes responsables de cette maladie.
Il existe deux possibilités d'action des antibiotiques:
soit blocage de l'activité enzymatique du germe, soit modification
morphologique du germe.
blocage de l'activité enzymatique des germes.
Il y a peu de réactions vitales des organismes vivants ( y compris
des microbes) qui n'aient pas besoin, pour se dérouler régulièrement,
de la présence d'une ou deux enzymes qui servent d'activateurs
ou de catalyseurs. Les enzymes sont des protéines de forme variable
qui sont parfois sensibles à l'action des antibiotiques.
Les enzymes sont synthétisées par les organismes
vivants à partir de modèles, variables d'une espèce
à l'autre mais constants et transmis héréditairement
à l'intérieur d'une même espèce. Chaque enzyme
ne peut agir que sur une substance déterminée. C'est pour
cela qu'il existe un grand nombre de systèmes enzymatiques dans
l'organisme. L'enzyme détruit, les réactions biologiques
des germes ne peuvent plus se faire, les germes meurent.
modifications morphologiques des germes
Certains antibiotiques sont capables de modifier la constitution physique
des germes pathogènes, en entraînant l'apparition de formes
monstrueuses géantes qui perdent à la fois leur activité
et leur nocivité.
L'activité d'un antibiotique dépend de
la dose à laquelle il est administré. La voie par laquelle
il est administré est également importante. Les antibiotiques
sont sensibles à l'acide chlorhydrique. Ils sont détruits
lors du passage dans l'estomac. Il y aura donc lieu d'administrer ceux
ci par voie intramusculaire ou intraveineuse en raison de l'urgence de
l'intervention. Dans le cas de méningite, le cerveau est protégé
par des membranes ( les méninges ) qui filtrent rigoureusement
les produits circulant dans le sang. Il faudra alors administrer l'antibiotique
directement dans le canal encéphalo rachidien pour qu'il soit rapidement
dirigé vers le cerveau.
Les antibiotiques n'agissent pas de la même manière sur tous
les germes. Chacun d'entre eux possède un spectre d'action qu'il
faut prendre en compte.
Il faut tenir compte d'un phénomène capital qui est la résistance
acquise des germes aux antibiotiques.
Il faut tenir compte également que l'organisme peut réagir
à l'antibiotique qui est considéré comme un corps
étranger et déclenche les réactions de défense
c'est à dire développe des réactions allergiques.
Qui sont les bactéries?
Ce sont des organismes unicellulaires de forme allongée ( bacilles),
sphérique (cocci) ou spiralées, sans membrane nucléaire
et se nourrissant selon le mode végétal. Elles représentent
la forme la plus rudimentaire de la vie. Elles ont la possibilité
de synthétiser leur propre matière, de synthétiser
telle autre substance et de fabriquer des toxines. Elles ont le pouvoir
de se reproduire. L'existence d'un système chromosomique dans le
noyau bactérien implique que ces organismes possèdent des
caractéristiques génétiques propres, transmissibles,
c'est à dire une hérédité
Les bactéries sont de véritables êtres
vivants à la différence des virus, particules plus rudimentaires
et plus petites ne possédant qu'un seul acide nucléique
entouré d'une enveloppe lipoprotéïque. Elles comprennent
la majorité des germes pathogènes. Les coccis regroupent
les streptocoques, les entérocoques, les staphylocoques et les
pneumocoques. Les bacilles, allongés regroupent les salmonelles
et les colibacilles. Les éléments spiralés correspondent
aux tréponèmes et aux leptospires.
Certaines bactéries sont pathogènes pour l'homme seul. D'autres
le sont pour les , animaux et pour l'homme. Certaines espèces sont
commensales des milieux intérieurs de l'homme et des animaux ou
peuvent même intervenir dans leur métabolisme. Ainsi le bacille
amylobacter du tube digestif des mammifères permet aux herbivores
d'utiliser la cellulose. Quant aux bactéries du sol la plupart
assurent la minéralisation des excréments et des cadavres
(nitrification). Quelques espèces (bacilles tétaniques,
botuliques) peuvent devenir pathogènes.
Le pouvoir pathogène d'une bactérie est lié à
deux phénomènes tout à fait différents: la
maladie peut tenir à la seule virulence du germe, il y a infection.
Soit la bactérie sécrète une substance nocive appelée
toxine, il y a alors toxémie. Le pouvoir pathogène de certaines
bactéries tient seulement à la sécrétion de
toxine. Dans ce cas la destruction du germe ne supprime pas la toxémie
, l'antibiotique n'a pas d'action sur la maladie et ce sont des sérums
antitoxine qui sont seuls efficaces. C'est le cas du tétanos et
de la diphtérie.
Les bactéries sont détruites par la chaleur et elles ne
résistent que quelques minutes à partir de 60°C. Presque
toutes sont également détruites par l'alcool, les antiseptiques
et en milieu fortement acide. Certaines espèces bactériennes
possèdent la particularité en milieu hostile de se coiffer
d'une spore qui lui permet d'hiverner en attendant de revenir à
sa forme active lorsque les conditions se seront améliorées
Comment les bactéries peuvent devenir résistantes aux antibiotiques
?
Les bactéries acquièrent leur résistance
soit par mutation, soit par transfert de matériel génétique.
Lorsqu'une souche bactérienne est cultivée en présence
de faible quantité d'un antibiotique, cette souche donne naissance
à des mutants , génération fille dont les chromosomes
portent un nouveau gène , celui de la résistance à
l'antibiotique en question. Aujourd'hui beaucoup de germes sont devenus
résistants à tous les antibiotiques connus. La résistance
des bactéries apparaît très rapidement y compris parfois
en cours de traitement.
La résistance des bactéries peut s'acquérir de différentes
manières: Les gènes de résistance sont transportés
dans un plasmide, fines boucles d'ADN qui aide la bactérie à
survivre dans un environnement hostile. Mais les gènes peuvent
être également présents dans les chromosomes de la
bactérie où l'ADN plus important conserve les gènes
nécessaires à la reproduction et au fonctionnement de la
cellule bactérienne. La bactérie est capable de passer les
caractères de résistance par le transfert de plasmides d'une
bactérie à une autre. Ce transfert peut également
se faire par l'intermédiaire de virus qui extraient les gènes
d'une bactérie pour les transférer à une autre. Par
ailleurs, lorsqu'une bactérie meurt, une autre bactérie
peut récupérer les gènes et les utiliser pour son
propre compte.. Aujourd'hui beaucoup de streptocoques doré sont
devenus résistants à tous les antibiotiques sauf la vancomycine.
L'utilisation importante de vancomycine a développé
la résistance d'Echerichia
faecalis à cet antibiotique. Il est à craindre que le streptocoque
doré puisse acquérir la résistance à l'antibiotique
par contact avec la précédente bactérie. La maladie
deviendrait alors incurable.
La bactérie est capable de synthétiser
des enzymes modifiant la molécule de l'antibiotique et de l'inactiver.
De court circuiter la voie métabolique dans lequel intervient l'antibiotique,
par la mise en place d'un système actif d'efflux de la molécule
hostile hors de la bactérie. Les supports génétiques
de ces mécanismes peuvent être le chromosome mais aussi très
fréquemment des plasmides conjugatifs qui ont la propriété
de diffuser entre les bactéries.
Des évolutions constantes sont observées avec une accélération
ces dernières années avec une augmentation des bactéries
résistantes et une augmentation de leur multirésistance.
En élevage intensif, les bactéries isolées à
l'occasion d'une pathologie, sont en majorité résistantes
à plusieurs antibiotiques de familles différentes.
Comment a t on abusé de l'utilisation des antibiotiques.
L'évolution de la résistance aux antibiotiques concerne
la plupart des bactéries responsables des infections les plus courantes:
haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae, Neisseria gonorrhoae,
Escherichia coli,... En France la résistance du pneumocoque à
la Pénicilline G est passé en 10 ans de 0,5% (1984) à
32% (1994). Ce développement des résistances communautaires
est d'autant plus alarmant que son évolution est difficilement
prévisible.
Les antibiotiques peuvent éliminer certaines bactéries,
mais pas nécessairement toutes les bactéries. Lorsqu'un
antibiotique est prescrit pour une mauvaise raison ou lorsque la durée
du traitement n'est pas correcte, ceci peut augmenter la résistance
des bactéries envers cet antibiotique en particulier.
Par exemple un enfant peut avoir un rhume d'origine virale et aucun antibiotique
n'est efficace. L'utilisation d'un antibiotique prescrit incorrectement
ne guérit pas l'infection, mais peut accroître la résistance
aux antibiotiques des bactéries qui se trouvent normalement dans
la gorge et les voies intestinales de l'enfant. Si cet enfant développe
ensuite une infection microbiennne, les bactéries peuvent s'avérer
résistantes à l'antibiotique utilisé par erreur pour
soigner le rhume.
Le nombre de bactéries résistant aux antibiotiques
augmente plus vite que celui des nouveaux antibiotiques. Certains médecins
considèrent aussi que les antibiotiques permettent de soigner rapidement
les malades et y recourent plus souvent qu'il n'est nécessaire.
L'abus d'antibiotiques contribue au développement de ces résistances.
Une autre tendance favorisant la résistance aux antibiotiques est
le changement des types d'antibiotiques prescrits. Les médecins
prescrivent de plus en plus d'antibiotiques plus forts, plus récents
et à large spectre au lieu d'antibiotiques à spectre limité.
La consommation d'antibiotiques à titre préventif contribue
également au développement d'une résistance aux antibiotiques.
Certaines études ont montré que les patients recevant des
doses prophylactiques couraient plus de risques de développer des
infections causées par des organismes résistants parce que
le traitement antibiotique permettait aux organismes résistants
de se développer en l'absence de concurrence avec des bactéries
sensibles à ces antibiotiques.
Il faut s'assurer que l'usage d'antibiotiques soit bel et bien prescrit
en fonction d'une infection microbienne. Les enfants ayant un rhume ne
devraient pas être traités à l'aide d'antibiotiques.
N'employez jamais un antibiotique prescrit pour une autre personne ou
ce qui reste en raison d'une prescription non totalement utilisée.
Les antibiotiques ne doivent pas être employés pour des affections
virales comme les grippes ou les rhumes.
Afin de définir les . stratégies les plus adaptées
pour maîtriser l'évolution des résistances bactériennes,
il est nécessaire:
de mieux comprendre les dynamiques écologiques des résistances
bactériennes dans les populations et leurs relations avec l'exposition
aux antibiotiques (niveaux d'exposition, posologies, durées, rythmes
d'administration et classes d'antibiotiques).
d'évaluer au préalable les connaissances et les pratiques
de prescription des médecins. de promouvoir le bon usage des antibiotiques
par:
1 la réalisation de guides diagnostiques, thérapeutiques
et préventifs dans le
domaine des infections respiratoires communautaires hautes et basses.
2 le développement d'un enseignement spécifique du bon usage
de ces médicaments en formation initiale et continue des médecins.
3 le développement de stratégies visant à sensibiliser
puis à éduquer le public
4 l'évaluation des interventions mises en oeuvre portant à
la fois sur la prescription, la consommation des antibiotiques et les
résistances bactériennes.
C'est la direction prise par les Etats Unis dans le cadre
des actions mises en place récemment.
Les abus dans le recours aux antibiotiques ont conduit
à l'apparition de souches bactériennes résistantes
à un nombre croissants d'antibiotiques à un rythme tel que
la recherche et l'industrie pharmaceutique ne peuvent plus développer
assez vite de nouveaux antibiotiques plus puissants. Cet état de
chose laisse entrevoir le risque médical fatal de devoir bientôt
faire face à des maladies résistantes à tout traitement.
Comment limiter l'augmentation du taux de résistance
aux antibiotiques.
- Ne prescrire des antibiotiques qu'en cas de nécessité.
- Conscientiser le patient sur l'importance de suivre la prescription
jusqu'au bout.
- Toujours cultiver et identifier le pathogène et sa sensibilité
aux antibiotiques et limiter ainsi la durée du traitement.
- Prescrire des antibiotiques ayant un spectre d'activité le plus
réduit possible.
- Éviter les traitements prolongés et répétés.
L'utilisation des antibiotiques en agriculture.
Les antibiotiques ont été largement utilisés
en agriculture notamment depuis le développement des élevages
hors sol et des élevages industriels.
Dans les années 40 50, l'industrie de l'alimentation animale s'est
mise à utiliser régulièrement des antibiotiques dans
l'alimentation animale pour accroître sa productivité. De
nombreuses souches de bactéries sont maintenant résistantes
à la plupart des antibiotiques courants comme par exemple les salmonelles
et les bactéries du genre campylobacter.
L'usage non thérapeutique d'antibiotiques apparentés à
ceux employés en médecine humaine représente un risque
considérable pour la santé humaine. Les animaux reçoivent
de manière régulière et prolongée des doses
non thérapeutiques d'antibiotiques pour favoriser leur croissance
et améliorer la conversion alimentaire. L'utilisation de pénicilline
et de tétracyclines représente jusqu'à 80% des antibiotiques
utilisés en agriculture.
Au centre Américain de Contrôle des Maladies, HOLMBERG et
ses collègues ont montré qu'il existait un lien entre une
épidémie de salmonelles résistant aux antibiotiques
et l'alimentation de hamburgers dont la viande provenait de bovins qui
avaient reçu des doses non thérapeutiques de chlortétracycline
pour accélérer leur croissance.
Elisabeth Chalus Danclas de la Station de Pathologie Aviaire et parasitologie
de INRA à NOUZILLY s'est spécialisée dans l'étude
de la résistance aux antibiotiques. En élevage, l'utilisation
d'antibiotiques a deux objectifs: thérapeutique visant l'éradication
d'une infection présente. La voie d'administration la plus rapide
pour traiter un grand nombre d'animaux est l'eau de boisson ou l'incorporation
dans l'aliment.
L'objectif peut être zootechnique en prévention d'une infection
possible à l'occasion d'un transport, d'une vaccination ou d'un
stress. Cette pratique relève d'une observation qui date du début
de l'utilisation des antibiotiques: si de faibles quantités d'antibiotiques
étaient incorporées dans l'aliment pendant la période
de croissance des animaux, on obtenait une amélioration du gain
de poids que l'on pouvait estimer de 2 à 5%.
Parmi les additifs utilisés dans l'alimentation animale il faut
citer l'avoparcine. Cette molécule est très proche de la
vancomycine utilisée à l'hôpital contre les staphylocoques
multirésistants et qui apparaît comme l'ultime antibiotique
efficace. Elle est utilisé depuis 1976 dans l'alimentation des
porcs et des volailles. A partir des années 80 on a assisté
à l'hôpital à l'émergence d'entérocoques
résistant à la vancomycine. L'hypothèse d'une possible
origine animale des mécanismes de résistance et de leur
sélection par l'utilisation de l'avoparcine en élevage a
été clairement posé. Cette molécule a été
interdite au niveau européen entre le ler avril 1997 et décembre
1998 soit disant pour obtenir des données sur la fréquence
d'entérocoques résistants et les mécanismes présents
en élevage.
Les pays nordiques sont plus catégoriques et insistent
pour le retrait de l'ensemble des additifs antibiotiques dans l'alimentation
animale.
La conséquence de la résistance des bactéries
aux antibiotiques est l'échec thérapeutique .
Pour la santé humaine, le risque peut être
de deux ordres: risque posé par les résidus dans la viande
de consommation et risques dû à la contamination de l'homme
par des bactéries des animaux résistantes à des antibiotiques
utilisés chez l'homme. Le risque dû au transfert de bactéries
pathogènes de l'animal à l'homme existe. Lorsque les mêmes
molécules sont utilisées chez l'homme et l'animal, il est
difficile de faire la part de la sélection de bactéries
et de mécanismes de résistance qui relèvent d'une
utilisation à l'hôpital, en médecine de ville ou en
élevage.
En matière d'élevage et d'alimentation
animale, les antibiotiques sont souvent administrés en tant que
facteur de croissance car ils contribuent à un développement
plus rapide du bétail, mais en réalité ils ne sont
souvent utilisés que pour pallier les conséquences négatives
d'une hygiène et de pratiques d'élevage déficientes.
Un autre facteur expliquant probablement l'utilisation abusive des antibiotiques
dans les élevages est le fait que de nombreux antibiotiques couramment
utilisés en médecine humaine sont en vente libre pour permettre
aux éleveurs de traiter les maladies des animaux.. Par contre ces
médicaments ne sont disponibles en médecine humaine que
sur ordonnance. Il y a donc un risque qu'aucun vétérinaire
ne contrôle le traitement des maladies des animaux. Aucun garde
fou n'empêche un éleveur de donner à ses bêtes
des antibiotiques qui n'offrent peut être pas toutes les garanties
médicales. De plus comme il est souvent difficile de traiter seulement
quelques animaux dans un troupeau, l'éleveur peut décider
de traiter l'ensemble du troupeau alors que seulement quelques animaux
sont malades augmentant ainsi les risques d'apparitions de bactéries
résistantes à l'antibiotique.
Les Etats Unis et le Canada continuent à utiliser
les antibiotiques dans l'alimentation animale.
43 organisations non gouvernementales et 54 médecins
ont adressé à Jane HELLEY, Présidente de la commission
américaine pour l'alimentation et les drogues, un mémorandum
demandant l'interdiction d'utiliser pour les animaux les antibiotiques
employés en médecine humaine, soulignant la mise en danger
de la santé de l'homme en utilisant des additifs d'antibiotiques
dans l'alimentation des animaux d'élevage, de suivre les positions
de la majorité des pays dans le monde interdisant l'utilisation
de certains antibiotiques en agriculture.
Le Conseil de l'Europe demande aux états membres
d'interdire l'utilisation des antibiotiques dans la production alimentaire.
Le ler décembre 1999, le Conseil de l'Europe se
basant sur l'exemple suédois et les recommandations de différentes
organisations internationales appelle à un usage correct et restreint
des antibiotiques qui ne devraient être utilisés qu'à
des fins thérapeutiques et non comme prophylactiques ou agents
promoteurs de croissance. Il recommande vivement que l'on réduise
le recours aux antibiotiques et que leur usage soit limité autant
que possible aux seules fins thérapeutiques . Il partage à
ce sujet la position d'autres institutions et organisations internationales
comme l'Organisation Mondiale de la Santé et l'Office International
des Épizooties.
Plantes Transgéniques et Antibiotiques
Une plante transgénique est une plante dont le
patrimoine génétique (génome) a été
modifié par l'introduction d'un gène qui peut provenir d'une
autre plante, d'une bactérie ou de tout autre organisme. Ce gène
peut coder une nouvelle protéine, par exemple un composé
toxique pour les insectes ravageurs, une enzyme qui intervient dans la
maturation des fruits, une substance qui bloque la multiplication d'un
virus ...Mais des risques existent comme on l'a vu pour les bactéries
de développer des résistances. C'est le cas d'un maïs
dans lequel on a introduit un gène codant une protéine spécifiquement
toxique pour un insecte ravageur, la pyrale. Ce gène provient d'une
bactérie Bacillus thuringiensis. Ce gène provient d'une
bactérie déja utilisée couramment dans plusieurs
pays comme biopesticides pour protéger les cultures. Des cas de
résistances à ces bactéries se sont développés
au Japon, Hawaï et en Malaisie du fait d'une utilisation abusive
dans les cultures maraîchères.
La consommation récente d'Organismes Génétiquement
Modifiés ne nous permet pas de faire un bilan des risques. Cependant
ceux ci peuvent être aisément envisagés:
risques toxicologiques. Induire un gène nouveau dans un organisme
vivant peut entraîner la production de toxines. Même si certains
éléments naturels en comportent ils ne sont pas nuisibles
car il sont produits en quantité très faible ( Pomme de
terre, tomate ou Colza). En rajoutant de nouveaux gènes à
ces organismes naturels, on peut déséquilibrer la quantité
de toxines en augmentant la production de celles ci dans l'organisme humain
et causer des problèmes de toxicité.
risques allergènes. Le risque d'allergies par la consommation d'OGM
doit être pris en considération.
risque de transfert de gènes résistant aux antibiotiques
à l'organisme humain. Un gène de résistance aux antibiotiques
peut passer d'une plante transgénique à une bactérie
dangereuse pour l'homme.
Pour les amis de la terre, il apparaît totalement irresponsable
d'avoir introduit sur le marché mondial et de permettre la culture
de plantes transgéniques contenant des gènes de résistance
aux antibiotiques. Ces plantes qui n'auraient jamais dû être
autorisées doivent être retirées du marché
au plus vite.
En effet ces gènes de résistances aux antibiotiques, présents
dans plus de la moitié des plantes transgéniques risquent
d'aggraver le problème de la résistance bactérienne,
déjà responsable de plusieurs milliers de morts en France.
Ils confèrent la résistance à des classes majeures
d'antibiotiques comme celle des pénicillines. Leur culture à
grande échelle, favorisera inévitablement l'évolution
et le transfert de ces gènes des plantes aux bactéries et
ne pourra que contribuer à la dissémination de la résistance
aux antibiotiques chez les bactéries pathogènes pour l'homme.
Pourquoi des gènes résistants aux antibiotiques?
La transgénèse consiste à introduire
dans le génome d'un organisme vivant un gène étranger
appelé transgène. L'isolement et la purification du transgène
intéressant s'effectue au laboratoire par clonage chez une bactérie,
généralement Escherichia coli. Le clonage exige l'emploi
de "vecteurs" qui vont permettre d'introduire le gène
dans la plante. Les vecteurs de clonage bactérien comportent des
caractères de résistance aux antibiotiques pour faciliter
la sélection des constructions génétiques. Dans certains
OGM, ces gènes bactériens sont transférés
avec le transgène, bien qu'ils ne soient d'aucune utilité
dans la plante elle même. Il s'agit donc de résidus d'une
étape dans la construction génétique. Ce sont principalement
certains de ces gènes de résistance qui sont utilisés
lors de la construction de plantes transgéniques. Les deux critères
qui ont présidé au choix parmi les très nombreux
gènes de
résistance aux antibiotiques sont soit leur incidence élevée
dans la nature, soit le fait qu'ils confèrent la résistance
à des antibiotiques qui ne sont plus utilisés en clinique
humaine. Ces choix particulièrement malheureux dénotent
une ignorance de l'écologie de la résistance aux antibiotiques
et attestent de connaissances superficielles sur les mécanismes
de résistance et de leur évolution. L'introduction de la
pénicilline G en clinique au milieu des années 1940 a été
très rapidement suivie par l'émergence de souches pathogènes
résistant à cet antibiotique.
Les souches résistaient par production d'un enzyme, la pénicillinase,
qui hydrolysait l'antibiotique. Deux pistes ont été suivies
par les chimistes de l'industrie pharmaceutique pour contourner ce mécanisme.
Tout d'abord la synthèse de molécules dérivées
de la pénicilline G et réfractaires à l'action de
l'enzyme. Ensuite la synthèse d'inhibiteurs de l'enzyme qui restaure
la sensibilité aux pénicillines des souches productrices
de pénicillinase et sont donc utilisées en association avec
ces antibiotiques. Le gène nommé blatem 1 est très
utilisé dans la modification génétique des plantes
comme le maïs de NOVARTIS récemment autorisé. Il commande
la production d'une pénicillinase capable de dégrader très
efficacement les pénicillines . Il confère donc une résistance
à l'une des classes d'antibiotiques les plus utilisées en
thérapeutique humaine. Ainsi le plus simple évènement
génétique que l'on puisse concevoir dans ce gène
est capable de ruiner des dizaines d'années d'effort de l'industrie
pharmaceutique et de conférer une résistance efficace à
des antibiotiques particulièrement utilisés en clinique,
notamment lors d'infections graves, et de loin les plus prescrits dans
le monde.
Le gène blatem 1 est répandu chez les entérobactéries
et est responsable des infections acquises à l'hôpital. Il
est présent dans la moitié des Eschèrichia coli,
bactéries commensales du tube digestif, qui dans certaines conditions
peuvent provoquer des infections.
Le risque principal de la présence de gènes
de résistances aux bactéries dans les organismes génétiquement
modifiés est de contribuer à la propagation de la résistance
aux antibiotiques chez les bactéries pathogènes.
Au secours!!!!
L'homme a découvert l'action bénéfique
des antibiotiques et depuis la dernière guerre des milliers de
vies humaines ont été sauvées. Par manque de sagesse
et par volonté de faire davantage de profits, facilement, l'utilisation
des antibiotiques a été dévoyée pour accélérer
la croissance des animaux d'élevage, aujourd'hui pour produire
des végétaux monstrueux où l'on trouve peut être
le meilleur économiquement mais aussi le pire écologiquement
et sanitairement.
L'abus d'utilisation des antibiotiques conduit à une crise grave
qui se profile devant nous. Les laboratoires pharmaceutiques ont fait
des profits énormes en produisant des tonnes d'antibiotiques. Aujourd'hui
ils sont dépassés par les bactéries et ne peuvent
plus fabriquer assez rapidement de nouvelles molécules pour lutter
contre les bactéries devenues résistantes. Elles se sont
adaptées, ont appris à résister et se sont passé
l'information les unes aux autres. Les OGM en question aujourd'hui développent
encore plus la résistance bactérienne aux antibiotiques,
puisqu'il faut des antibiotiques pour les fabriquer.
Que va t on devenir en cas d'épidémie grave? Nous allons
nous retrouver dans une situation qui existait avant guerre. Il faudra
certainement revenir à davantage d'hygiène et d'aseptie.
Cela signifie aussi que les éleveurs n'ont plus d'antibiotiques
efficaces pour soigner leurs animaux et qu'ils devront abandonner les
grandes concentrations animales. Le productivisme est ainsi condamné
et agriculteur ne doit plus rimer avec tricheur. La nature reprend toujours
ses droits. En attendant le mal est fait et il faut s'attendre à
faire face à de grandes difficultés à l'avenir.
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| par Yves ROUGER, Docteur ès Sciences
Prix Naturalia et Biologia 1974 du Collège de France |
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Transmis par medecinetraditionnelleweb le 1 juillet 2005 à 04:53:43 (1472 lectures)
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 | Pages de Donum: FUMER ! . . . SES CONSÉQUENCES SUR LA SANTÉ |
| FUMER ! . . . SES CONSÉQUENCES SUR
LA SANTÉ |
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|
| Par Yves ROULER, Docteur ès2 Sciences Biologiques,
Prix Naturalia et Biologia 1974 du Collège de France. |
En 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique et ramène
des plants de tabac qui vont se répandre en Espagne et au Portugal
puis dans le reste de l'Europe. D'abord, la. plante est alors supposée
avoir des venues médicinales notamment pour l'asthme. En 1561 la
plante sera acclimatée en Europe et le diplomate Jean Nicot en
envoie à Catherine de Médicis pour la soulager de ses migraines.
Au début du XVIlème siècle établit un droit
d'entrée du tabac sur le territoire métropolitain, doit
élevé considérablement par Richelieu. Colbert en
1674, le transforme en un privilège royal exclusif pour la fabrication,
la vente et la distribution.
Napoléon crée le monopole des tabacs. C'est à partir
de 1842 qu'est manufacturée la cigarette. Claude Bernard en 1857
étudie les caractéristiques toxiques de la nicotine, substance
qui avait été découverte et isolée du tabac
pas Nicolas Vauquelin en 1809.
En 1870, la France consomme 24000 tonnes de tabac dont les trois quarts
sous forme de cigarette.
La pratique de fumer la cigarette ou le cigare semble apporter un bien-être
au fumeur qui se sent libre et euphorique, en pleine forme. Ceci s'explique
par le taux élevé de corticoïdes qui résulte
de la pratique de fumer du tabac et qui stimule les défenses de
l'organisme, déclenchant une réaction d'éveil.
La pratique de fumer est un fléau dans notre société
: c'est la première cause de mortalité en France avec 60
000 morts par an.
Quels sont les mécanismes qui peuvent conduire à un taux
aussi élevé de mortalité. Tout d'abord qu'est ce
que le tabac ?
Qu'est-ce que le tabac ?
C'est une plante originaire des pays chauds, qui pousse dans des décombres
(plante rudérale) et est susceptible de se développer sous
des climats très divers depuis le 60e degré de latitude
Nord (Finlande et Suède) jusqu'au 40e degré de latitude
sud (Australie).
Dans la famille des solanacées, Nicotiana tabacum (Linnée)
était surtout cultivée par les amérindiens. Le genre
fut décrit pour la première fois par Tournefort en 1719.
Deux espèces groupant un grand nombre de variétés
sont cultivées pour la consommation : Nicotiana rustica et
Nicotiana tabacum. Nicotiana rustica provient des plateaux arides du Pérou
et serait issu du croisement de Nicotiana paniculata et de Nicotiana ondulata.
Il est cultivé surtout en Russie et en Pologne ainsi qu'en Italie,
au Maroc et en Tunisie.
En France, 7 000 exploitations tabacoles cultivent 10 000 hectares de
tabac. Le producteur moyen cultive une surface de un à deux hectares
avec quelques différences selon les régions et les variétés
cultivées. La graine est semée en pépinière
au début du mois de mars, puis 1e jeune plant est transplanté
au champ vers la mi-mai. Au début de l'été, la plante
atteint 1 m 80 et débute sa floraison. La fleur qui se trouve à
la tête de la plante est coupée sans attendre afin que les
feuilles atteignent leur développement maximal. Les feuilles commencent
à se décolorer, c'est le début de la récolte
pendant les mois de juillet-août. On compte une douzaine de feuilles
par pied. Ces feuilles sont ensuite séchées dans des enceintes
soufflant de l'air chaud, des séchoirs traditionnels ou des serres.
Au cours de l'automne après avoir été trié,
il est livré aux centres d'achat des coopératives.
Les feuilles de tabac sont finement hachées, fermentées,
mélangées à des arômes pour en personnalise
le goût. Elles seront consommées sous forme de cigarettes,
cigares ou tabac pour pipes.
Les feuilles de tabac sont également utilisées pour la création
d'insecticides.
Qu'elle est la composition du tabac ?
Le tabac est riche d'une substance psychoactive : la nicotine. C'est l'alcaloïde
principal et représente 0.5 à 1.4 % du poids sec. D'autres
alcaloïdes du même groupe sont présents: la nictéine,
la nicotimine, de la nicotelline, de la pyrolidine, de la nornicotine,
de l'anabasine, de la myosine, de la N-méthymyosine, de la nicotyrine.
Ces alcaloïdes représentent 1.8 à 6 % de la teneur
en alcaloïdes du tabac.
La nicotine est synthétique par les racines de la plante et véhiculée
par la sève jusque dans les feuilles où elle est amassée
sous forme d'acides organiques et de combinaisons glucidiques. Elle est
plus concentrée dans les feuilles du sommet que dans les feuilles
basses. C'est la nicotine qui est responsable de la dépendance
au tabac.
Le tabac contient d'autres substances diverses qui lorsqu'elles sont brûlées
peuvent être nocives : monoxyde de carbone, benzène, arsenic,
ammoniac, nickel, goudrons. La nicotine de la fumée inhalée
est en suspension dans des gouttes de goudron et fait partie de la phase
particulaire de la fumée de tabac.
Après un certain temps, comme dans le cas de la fumée libérée
dans l'environnement, la nicotine quitte la phase particulière
et devient un constituant de la phase gazeuse.
Le tabac est radioactif car il contient du polonium et du plomb. Les phosphates
utilisés comme fertilisants pour la production de tabac sont très
concentrés en uranium et passent dans la plante.
Comment est absorbée la nicotine?
La nicotine, sous forme de base libre, est absorbée très
facilement à travers les membranes à cause de sa lipophilie.
La forme active de la nicotine ressemble à l'acétylcholine.
L'acétylcholine est une molécule flexible qui peut se lier
à la fois aux récepteurs nicotiniques et aux récepteurs
muscariniques. La molécule de nicotine est moins flexible et ne
peut se lier aux récepteurs muscariniques.
L'absorption de la nicotine est dépendante du pH. En milieu acide,
la nicotine est sous forme ionisée et ne passe pas facilement les
membranes. Au pH physiologique (7,4) 31% de la nicotine est sous forme
non ionisée et traverse très facilement les membranes.
La nicotine déglutie est absorbée au niveau de l'intestin
grêle. Après absorption par le système porte, la nicotine
subit 1e métabolisme hépatique présystémique,
de sorte que sa bio disponibilité est relativement faible. Ainsi
la muqueuse buccale est la voie la plus efficace d'administration car
elle évite l'effet de premier passage hépatique.
Le pH de la fumée de tabac blond trouvé dans la majorité
des cigarettes consommées actuellement est acide. Cette fumée
ne permet qu'une faible absorption buccale même si elle est retenue
plus longtemps dans la bouche. L'inhalation est donc nécessaire
pour permettre à la
nicotine d'être absorbée par l'énorme surface de l'épithélium
alvéolaire. Dans les poumons, la nicotine est rapidement absorbée
par la circulation systémique. Cette absorption est facilitée
car le flux sanguin des capillaires pulmonaires est élevé.
Le taux de nicotine dans le sang augmente rapidement lors de la consommation
d'une cigarette et atteint un pic plasmatique à la fin de celleci.
Ainsi la nicotine absorbée par la fumée de tabac se distribue
rapidement dans les divers organes dont le cerveau. La nicotine atteint
le cerveau en 9 à 19 secondes, plus rapidement qu'après
une injection intraveineuse.
La nicotine est éliminée principalement dans le foie mais
aussi au niveau des poumons et des reins. Avec une demivie d'élimination
de 2 heures, le taux de nicotine dans le sang augmente régulièrement
sur une période de consommation de 6 à 8 hem-es. Et persiste
à un niveau significatif pendant environ la même durée
après l'arrêt. L'abstinence nocturne permet d'éliminer
une très grande partie de la nicotine accumulée et une resensibilisation
envers ses effets.
Quelles sont les actions de la nicotine?
Les actions physiologiques sont très complexes et ambivalentes
par action de la nicotine sur le système nerveux végétatif:
cholinergique et adrénergique. Au début du tabagisme, la
symptologie est surtout vagale. Ultérieurement la nicotine a un
effet cardioaccélérateur vasoconstricteur périphérique
et discrètement broncho-constricteur, accélérateur
du transit digestif, etc.. Par le blocage par l'oxyde de carbone d'une
fraction d'hémoglobine, il y a amputation de la capacité
de transport de l'oxygène dans le sang et « le souffle est
coupé ».
La consommation de nicotine provoque une accoutumance et une dépendance.
Dès que la nicotine arrive au cerveau, elle stimule la production
de dopamine, neurotransmetteur qui joue un rôle clef dans la perception
neurologique du plaisir. Si on calcule que chaque cigarette permet environ
10 bouffées, une personne qui fume 20 cigarettes par jour envoie
quotidiennement 200 appels de dopamine à son cerveau. Chaque fois
que la dopamine est relarguée, les capteurs de dopamine sont mis
en alerte. Graduellement leur sensibilité s'émousse et ils
n'arrivent plus à se satisfaire du niveau normal de dopamine: ils
sont en manque. Le débalancement hormonal lié à cette
provocation continuelle des récepteurs de dopamine font que la
toxicomanie devient rapidement un problème chronique.
Quels sont les produits libérés par la
combustion d'une cigarette ?
La combustion d'une cigarette libère non seulement les substances
liées au tabac et aux différents alcaloïdes, la nicotine
étant prépondérante, mais aussi des substances cancérigènes
qui se développent dans le tabac en combustion. On a identifié
plus de 4.000 éléments chimiques différents dans
la fumée de tabac avec entre autre et en quantité importante
: l'acide cyanhydrique (poison violent employé dans les chambres
à gaz), l'acétone, le méthanol, l'ammoniac, le chlorure
de vinyle (narcotique diminuant la libido), le chlorure de méthyle
(neurotoxique), l'arsenic (poison violent), le monoxyde de carbone et
le butane (asphyxiant), la pyridine (irritant ayant un effet sur la testostérone)
et des goudrons qui se partagent en irritants (acroléine, aldéhydes,
phénols) et en carcinogènes (hydrocarbures aromatiques,
Polonium 210 radioactif). Les trois produits les plus nocifs pour l'organisme
humain sont la nicotine qui est une drogue agissant sur le système
nerveux et qui entraîne la dépendance, les goudrons qui sont
des substances cancérigènes, et le monoxyde de carbone qui
prend la place de l'oxygène dans le sang, il joue un rôle
asphyxiant.
Quels sont les effets du tabagisme sur le corps humain ?
Les effets du tabagisme sont liés à l'action de la nicotine
sur le système nerveux végétatif. La liste des effets
néfastes du tabac sur la santé semble être sans fin
: facteur de risques cardiovasculaires, cancers, grossesses à risque,
atteinte de l'audition dans les aigus, etc...
Diminution de l'odorat
- Dépendance au tabac
- Diminution du goût
- Dents jaunies
- Mauvaise haleine
- Cancer de la gorge
- Toux
- Cancer de l'oesophage
- Bronchite chronique
- Cancer des poumons
- Affections cardiaques
- Asphyxie
- Diminution de puissance musculaire
- Cancer de l'intestin
- Cancer de la vessie
- Problèmes circulatoires
- Dysfonctionnement érectile
- Artérite
Quels sont les effets pathologiques du tabac ?
Les conséquences du tabagisme concernent la pneumologie, la cardiologie,
l'oncologie, la gynécologie, les perceptions sensorielles.
Conséquences en pneumologie
Bronchite chronique : Le tabac est la principale cause de mortalité
par bronchite chronique. Cette affection définie par une toux avec
crachats 3 mois par an et 2 années consécutives, peut évoluer
vers une insuffisance respiratoire chronique et une insuffisance cardiaque.
L'insuffisance respiratoire est très invalidante et altère
considérablement la qualité de la vie. Le risque majeur
de la bronchite chronique est d'évoluer vers une insuffisance respiratoire
aiguë qui peut entraîner une mort brutale liée à
une détresse respiratoire.
Emphysème pas lobulaire (déséquilibre téase-antiprotéase
dans le poumon profond)
Pneumothorax spontané
Cancer des voies aériennes de type épidermoïdes
et anaplasique micro cellulaire. Il est plus fréquent s'il est
associé à une exposition à l'amiante.
Conséquences en cardiologie
Le tabagisme est un facteur de risque d'athérosclérose.
Le tabac favorise le développement de l'athérome. Le fumée
de tabac a un effet nocif sur les vaisseaux (en particulier les artères
coronaires qui irriguent le coeur) et favorise le développement
des plaques d'athérome qui vont obturer progressivement les artères.
Fumer des cigarettes avec un filtre ne diminue pas du tout les risques
liés au tabagisme.
Accident vasculaire cérébral: Le tabac est reconnu
comme un facteur de risque des infarctus cérébraux et des
hémorragies méningées. Ce risque augmente avec l'importance
du tabagisme. Comme pour les autres atteintes artérielles, l'arrêt
du tabac diminue le risque dès les premières années
qui suivent l'arrêt. Il permet de ralentir considérablement
l'évolution de l'athérosclérose des carotides, artères
qui vont irriguer le cerveau.
Infarctus du myocarde : Le tabac, même
à consommation relativement modérée est à
l'origine des complications coronaires aiguës pouvant provoquer une
mort subite. Le tabagisme est impliqué dans près d'un tiers
des infarctus du myocarde. Chez les sujets très gros fumeurs le
risque de mort d'origine cardiaque est multiplié par 10
L'inhalation de fumée et de.Nicotine aboutit à
un rétrécissement des petits vaisseaux et des artères
coronaires qui nourrissent le coeur
Chez les femmes, ce risque est encore plus grand quand
elles associent le tabac à la prise d'une pilule contraceptive.
Tous ces risques sont encore plus importants quand le tabagisme est associé
à une hypertension artérielle, une hypercholestérolémie
ou un diabète.
Artérites: Avec le diabète, le tabac représente
la principale cause d'artérite des membres inférieurs. Cette
maladie intervient d'autant plus rapidement que le tabac a été
commencé précocement et de façon importante. 80 à
90% des patients atteints d'artérite des membres inférieurs
sont fumeurs ou anciens fumeurs. Cette artérite se développe
chez le fumeur, 8 à 10 ans avant celle du non-fumeur. Si les hommes
étaient particulièrement concernés, l'augmentation
du tabagisme féminin devrait permettre d'égaliser la fréquence
de l'artérite des membres inférieurs dans les deux sexes.
Athérome : C'est un épaississement des parois des
artères qui deviennent dures ( en tuyau de pipe). Les lésions
sont étendues en se généralisant à tout l'arbre
artériel et déterminant de l'oblitération des artères,
d'où ramollissement cérébral et gangrène.
Conséquences en oncologie:
- Cancers de la bouche ( langue, gencives,
plancher de la bouche)
- Cancer des bronches, 95% dépendent du tabac ( Aux
USA et en Écosse, plus de femmes décèdent d'un
cancer bronchique que d'un cancer du sein)
- Cancer des poumons, le tabac est responsable de 90% des
cancers des poumons.
- Cancer des cordes vocales, tous les tissus ou organes qui
sont au contact de la fumée de tabac peuvent être le siège
du développement d'un cancer.
- Cancer du larynx: au contact de la fumée de tabac
le larynx développe un cancer.
- Cancer du pharynx: au contact de la fumée de tabac le pharynx
développe un cancer.
- Cancer de l 'cesophage: au contact de la nicotine, des goudrons
et des produits dérivés, l'oesophage développe
un cancer.
- Cancer de l'intestin. L'intestin participe à l'absorption
intestinale et les substances issues de la fumée de tabac passent
dans le sang à ce niveau et sont en contact étroit avec
l'intestin grêle.
- Maladie de Crohn: parmi les nombreux facteurs d'environnement
impliqués dans les maladies inflammatoires de l'intestin, le
tabac est le seul dont les effets ont été clairement établis.
Les
fumeurs sont déficitaires en anti-oxydants, réparateurs
de la membrane cellulaire d'où des ulcérations qui ne
guérissent pas.
- Cancer du rein: Le rein participe à l'excrétion du sang
des produits dérivés du tabac.
- Cancer de la vessie: Les produits excrétés
se retrouvent dans les mines et donc en contact avec la vessie.
Conséquence en gynécologie
- :Mypofertilité: le stress produit par l'odeur de brûlé
dégagé par la fumée nocive de cigarette agit sur-
l'axe hypothalamosurrénalien et bloque les fonctions de reproduction
aussi bien chez l'homme que chez la femme.
- Aversion, rejet et perte de libido pour le partenaire ne
fumant pas et qui perçoit la mauvaise haleine âcre et imprégnée
de l'odeur des goudrons et du brûlé.
- Complication de la grossesse: lié au blocage des
fonctions de reproduction par le taux élevé de cortisone
consécutif à la perception de la fumée de tabac.
- Hypotrophie foetale: déficit de croissance foetale
lorsque la mère fume. Le rythme cardiaque du foetus est accéléré
et les mouvements diminués.
- Thrombose si associé à un contraceptif oral
ou autre co-facteur, la phlébite peut survenir constamment.
- Retard staturo-pondéral de l'enfant: à la
naissance les nouveaux nés exposés au tabac sont plus
petits et peuvent être en insuffisance respiratoire.
- Précession de l'age de la ménopause
- Fausse couche
- Syndrome de mort subite du nourrisson: après la naissance
un enfant exposé à la fumée de tabac présente
des risques plus élevés de mort subite, d'asthme et d'affections
bronchiques.
Conséquences sur les perceptions sensorielles
- Diminution de l'olfaction :l'odeur de brûlé
de la cigarette sature les organes sensoriels olfactifs et leur transmission
au cerveau et fait écran aux autres odeurs.
- Diminution du goût: le processus est le même
que pour l'odorat.
- Diminution de l'audition : une étude
japonaise a montré les effets délétères
sur l'ouïe et notamment l'atteinte de l'audition dans les aigus.
Les effets du tabac sont-ils différents chez l'homme et chez la
femme
Jusqu'à la fin du XX ème siècle, seuls les hommes
s'adonnaient à la pratique du tabac.
Il faut compter 40 % de la population en moyenne hommes et femmes confondus
qui fument. On observe une évolution de la consommation de tabac
avec une nette diminution chez les hommes qui passent de 59 % en 1974
à 39.9 % en 1999 et une augmentation chez la femme qui passe de
28 % en 1974 à 33.5 % en 1999. Aujourd'hui c'est 49 % des femmes
qui sont concernées par le tabagisme. Plus de 28 % de filles de
12 à 16 ans déclarent fumer en 1999. La femme est beaucoup
plus sensible aux risques du tabac.
En 1993, 78 % des hommes décédaient de cancer des voies
respiratoires supérieures pour 53 % chez la femme. 54 % des hommes
décédaient de cancer de l'oesophage pour 13 % chez la femme.
85 % des hommes décédaient de cancer du poumon, des bronches
et de la trachée pour 34 % chez la femme. 39 % des hommes disparaissaient
de cancer du pancréas pour 4 % chez la femme. 10.5 % des hommes
comme des femmes décèdent du cancer du rein et de l'appareil
urinaire. 49 % des hommes présentent des ulcères gastro-duodénaux
pour 5 % chez la femme.
18 % des femmes meurent d'un cancer de l'utérus.
Ce ne sont pas les seuls dangers : la fertilité est diminuée
significativement, il y a aggravation des effets de l'ostéoporose
et l'âge de la ménopause est avancé.
Malgré la leçon qui est souvent faite par les professionnels
de santé, plus de 25 % des femmes continuent de fumer régulièrement
pendant la grossesse. II en résulte trois fois plus de grossesses
extra-utérines et trois fois plus de fausses couches spontanées,
d'une augmentation d'hypotrophies foetales (nouveau né très
petit) et les retards de croissance des nourrissons. Par ailleurs il y
a risque d'accouchements très prématurés.
Quant à arrêter de fumer la moitié des femmes n'ont
jamais essayé. Elles redoutent la prise de poids et les effets
néfastes du sevrage sur leur humeur.
Ceux qui ne fument pas profitent-ils de la fumée
des autres ?
Le tabagisme passif est l'exposition à la fumée du tabac
dans l'environnement. Cette exposition est responsable de troubles pour
les personnes involontairement exposées à la fumée
de tabac et peut induire la survenue ou aggraver certaines pathologies.
La société française en acceptant le tabagisme dans
des lieux clos où résident plusieurs personnes accepte encore
les risques sanitaires du tabagisme. Si les fauteurs eux-mêmes sont
de très loin les pre mière victimes du tabac ( 60 000 morts
par an en France, 120 000 en Angleterre) l'Académie de Médecine
estimait en l'an 2000 entre 2 500 et 3 000 le nombre de décès
liés au tabagisme passif
La fumée indirecte contient les mêmes substances
toxiques qu'on retrouve dans la fumée absorbée par voie
directe. Des concentrations élevées de substances irritantes
telles le formaldéhyde, l'acroléine, l'ammoniaque et les
protoxydes d'azote sont alors inhalée: involontairement par les
non-fumeurs qui se trouvent à proximité.
L'exposition passive à la fumée du tabac
provoque une augmentation du risque
- d'infections respiratoires basses de l'enfant (+ 72 % si la mère
fume)
- d'otites récidivantes de l'enfant (+ 48 % si les deux parents
fument)
- de crise d'asthme et de râles sibilants chez l'enfant
- de retard de croissance intra-utérin et de petit poids de
naissance (même si la mère ne fume pas mais est seulement
enfumée par son entourage)
- de mort subite du nourrisson (risque doublé)
- d'accidents coronariens ( + 25 %, c'est la cause la plus importante
de victimes)
- de cancer du poumon ( + 26 %)
Comment devient-on dépendant du tabac ?
La nicotine est la substance du tabac qui provoque un état de dépendance.
Des experts on estimé que le potentiel de dépendance à
la nicotine est le même que celui lié à l'héroïne.
Il es difficile de définir à partir de quelle quantité
quotidienne de tabac on peut parler de dépendance Pour les adolescents,
la dépendance à la nicotine peut apparaître après
une durée de six mois.
Une fois inhalée, la nicotine atteint le cerveau en quelques secondes.
Son effet est perçu immédiatement. La nicotine a un effet
régulateur sur l'humeur qui mène à un état
euphorisant ou calmant. Elle stimule la capacité de concentration,
régularise l'appétit et le poids. Souvent, il se produit
une apparition de tolérance c'est à dire que la consommation
répétée provoque une diminution de l'effet d'où
une augmentation de la consommation. Les effets de manque se manifestent
sous forme de nervosité, de troubles du sommeil, de problèmes
d'estomac, de fatigue, de maux de tête et de trouble de la concentration.
Le fumeur devient irritable, angpossè voire déprimé.
Il peut trembler et avoir des sueurs. Il lui est difficile de réprimer
l'envie de reprendre une cigarette.
80 % de fumeurs réguliers qui tentent de diminuer ou d'arrêter
leur consommation de tabac ressentent 2 à 24 heures après
l'arrêt des symptômes typiques de sevrage. Ces symptômes
disparaissent au cours du premier mois d'arrêt.
La dépendance psychique est extrêmement importante.
Fumer devient une habitude et un automatisme. La cigarette est associée
inconsciemment à des sentiments et à des ambiances. Le fait
de se trouver en présence du fumeur incite à consommer davantage.
En tant qu'objet social, cela est susceptible d'être donné
ou échangé. II apparaît clairement que la cigarette
est l'objet le plus facile à consommer rapidement en compagnie
de quelqu'un : un échange, de quelque nature que ce soit, peut
s'effectuer. 66 % de fumeurs sont attirés et ont envie d'une cigarette
en compagnie de fumeurs tandis que seulement 25 % restent indifférents,
9 % sont sans avis. L'acte de fumer est une manière d'identification
extraordinairement puissante, quoique souvent inconsciente et ce d'autant
plus que la première cigarette correspond le plus souvent chez
l'adolescent à un désir de reconnaissance adressé
à ses camarades ou à ses parents. Dans le tabagisme une
activité buccale importante est dispensée avec absorption
de substance. Un parallèle existe entre le fait de fumer et de
se nourrir. On sait que fumer coupe l'appétit (par l'action de
la nicotine au niveau hypothalamique, inhibant les contractions gastriques
et réduisant les sécrétions).
L'impact du tabac dépend surtout de l'ancienneté de la consommation
journalière.
Comment se libérer de cette emprise?
Les recherches montrent que les femmes ont moins tendance que les hommes
à mettre volontairement un terme à leur habitude de fumer.
Les femmes ont un taux de rechute plus élevé que les hommes
lorsqu'elles cessent de fumer. Les effets secondaires du sevrage ( dont
la prise de poids) seraient plus forts chez les femmes que chez les hommes
et leur rendrait le processus plus difficile.
Tous les experts s'accordent pour dire que le premier facteur d'un sevrage
doit être la motivation. Sans elle aucune réussite n'est
possible. Mais pour être motivé il faut être informé
et c'est le but de ce document: vous informez pour vous aider à
vous libérer de ce fléau, vous permettre de profiter longuement
des bonnes choses de la vie: parfums, bons repas gastronomiques, profiter
de vos enfants et voir grandir vos petits enfants. Alors motivez vous
et prenez fermement la décision profonde de vous libérer.
Cinq clés sont indispensables pour arrêter de fumer:
- -Bien se préparer mentalement et exclure de son environnement
immédiat toute cigarette.
- -Trouver du soutien. Plus le programme de soutien est important, meilleures
sont les chances de réussite.
- -développer de nouvelles habitudes quotidiennes pour remplacer
celles liées à 1a cigarette.
- -Obtenir la médication requise et l'utiliser adéquatement.
- -Être préparé pour les moments difficiles et les
rechutes.
Compte tenu des composantes de l'accoutumance, les experts des organismes
de lutte contre le tabagisme conviennent qu'il faut agir sur deux fronts:
- -Défaire les mécanismes comportementaux plus ou moins
conscients, par lesquels la cigarette est devenue indissociable du quotidien.
- -Rééquilibrer la chimie du cerveau ( amener graduellement
les récepteurs de dopamine à se satisfaire d'une production
normale).
Des médicaments peuvent être efficaces:
Il existe deux catégories de produits pharmaceutiques pour rééquilibrer
la chimie du cerveau en période de sevrage: les produits de substitution
nicotinique et les médicaments qui influent sur l'humeur.
Les produits de substitution nicotinique:
Les timbres transdermiques (patchs) et les gommes à mâcher
ont pour rôle de libérer une certaine quantité de
nicotine dans l'organisme, ce qui permet d'atténuer considérablement
les symptômes du syndrome de sevrage même chez les fumeurs
fortement nicotino dépendants. Bien qu'ils contiennent le «
poison » qui est à la base du tabagisme, les succédanés
de tabac sont moins dommageables pour l'organisme ( ils sont dépourvus
des éléments cancérigènes générés
par la combustion) et présentent peu de risques d'accoutumance.
Pour être efficace le taux de substitution doit être d'au
moins 60% à ce qu'il était dans l'organisme au moment où
la personne fumait.
Les médicaments qui influent sur l'humeur:
Au milieu des années 90, le corps médical a franchi une
nouvelle étape dans le traitement du tabagisme lorsque le premier
médicament sans nicotine a fait son apparition sur le marché.
Le bupropion, commercialisé sous la marque ZYBAN
agit sur les capteurs de dopamine.
D'autres méthodes peuvent être efficaces
La méthode par hypnose:
II s'agit de préparer le subconscient du fumeur pour l'amener à
changer son comportement. Lors d'une expérimentation à l'Université
de Washington auprès de 43 patients, on a intégré
des sessions d'hypnose à un programme de renoncement. Des 43 personnes
inscrites, 39 sont demeurées abstinentes pendant la durée
du traitement ( de 6 mois à 3 ans)
Le L-tryptophane:
Cet acide aminé est utilisé avec un certain succès
pour soigner l'insomnie et la dépression. Par son effet sur le
niveau de sérotonine dans le cerveau, le L-tryptophane pourrait
pallier certains problèmes psychologiques liés au sevrage.
Le Réglisse et le Trèfle rouge:
Selon un docteur en botanique spécialiste des plantes médicinales,
mâchouiller de la racine de réglisse ou des fleurs de trèfle
rouge aide à surmonter les manques de nicotine.
L'acupuncture:
Plusieurs ex-fumeurs et praticiens en médecine traditionnelle chinoise
témoignent chaleureusement en faveur de l'acupuncture pour aider
au sevrage. II semble que l'effet positif sur le sevrage tabagique associé
à l'acupuncture soit dû à son effet relaxant sur le
système nerveux central et ait surtout un effet à court
terme.
La Phytothérapie:
L'association de plusieurs plantes dans une tisane aide au sevrage en
complétant d'autres méthodes. Les plantes concernées
sont l'ail des ours, riche en vitamines A, B1, B2, B6, C et PP, le tussilage
avec ses alcaloïdes, alcools triterpèniques et les polyphénols,
et la valériane comme antispasmodique puissant et stimulant cérébral.
Le "Magnétisme »:
Le magnétisme peut contribuer à l'arrêt du tabagisme
en association avec d'autres méthodes pour calmer et mettre en
confiance le sujet.
L'arrêt de la consommation tabagique
doit intervenir tôt possible
Quelque soit l'âge, l'arrêt permet d'obtenir
des bénéfices mesurables pour la santé.
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Transmis par medecinetraditionnelleweb le 1 juillet 2005 à 04:24:50 (1830 lectures)
(commentaires ? | Pages de Donum | Score: 3)
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